March 13, 2019 / 6:26 PM / 8 months ago

La bataille des municipales à Paris est déjà lancée

PARIS (Reuters) - A plus d’un an de l’échéance, la bataille pour les élections municipales de 2020 à Paris a commencé avec la multiplication des candidatures pour ravir à la socialiste Anne Hidalgo, qui défend avec vigueur son bilan, son fauteuil à l’hôtel de ville.

A plus d'un an de l'échéance, la bataille pour les élections municipales de 2020 à Paris a commencé avec la multiplication des candidatures pour ravir à la socialiste Anne Hidalgo, qui défend avec vigueur son bilan, son fauteuil à l'hôtel de ville. /Photo prise le 12 décembre 2018/REUTERS/Gonzalo Fuentes

Des ambitions se sont concrétisées ces derniers jours avec l’entrée en lice de plusieurs acteurs, promettant une campagne animée.

Chez Les Républicains, l’ancienne ministre Rachida Dati a coupé l’herbe sous le pied de potentiels prétendants de son camp - notamment la maire du Ve arrondissement Florence Berthout - en annonçant qu’elle renonçait à son siège de député européen pour briguer la capitale, où elle dirige la mairie du VIIe arrondissement depuis 2008.

A La République en marche, les choses s’accélèrent depuis l’annonce officielle de la candidature du secrétaire d’Etat chargé du Numérique, Mounir Mahjoubi, qui s’ajoute aux ambitions du député mathématicien Cédric Villani en attendant la très probable candidature du porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.

Le député Hugues Renson, le sénateur Julien Bargeton et l’adjointe au maire du IVe arrondissement Anne Lebreton sont aussi en lice dans le camp majoritaire.

Tous les prétendants à l’investiture doivent se réunir jeudi prochain, en attendant la constitution d’une commission d’investiture chargée de choisir le meilleur profil.

“Stanislas Guerini a tenu à rassembler les différentes personnes de LaRem ayant exprimé un intérêt pour la mairie de Paris, pour revenir avec eux sur l’organisation des municipales en 2020”, a dit à Reuters un membre de l’entourage du délégué général.

HIDALGO ATTEND DE VOIR “L’OFFRE POLITIQUE”

Le parti nourrit de grandes ambitions pour la capitale, où Emmanuel Macron a fait un gros score à l’élection présidentielle et où 12 des 18 députés l’ont emporté sous les couleurs La République en marche aux législatives qui ont suivi.

Stanislas Guerini doit aujourd’hui faire face à la fronde des candidats qui lui reprochent d’avoir fait effectuer en secret en janvier un sondage Viavoice testant la seule candidature de Benjamin Griveaux. Lequel a promis de dévoiler “au printemps” ses intentions qui se traduiront, s’il est candidat, par un départ du gouvernement.

“LaRem est un parti darwinien, celui qui a le plus de chances de rester l’emporte”, souligne un député du parti présidentiel favorable à Cédric Villani, qu’il juge “structuré, emphatique”, tout en reconnaissant que Benjamin Griveaux est “le plus robuste politiquement”.  

Très critiquée sur son bilan, notamment sur les questions de propreté, de sécurité, de transports et de logement, Anne Hidalgo se tient prête.

“Le temps de la candidature n’est pas venu. On entre dans la dernière année de mon mandat et je veux qu’elle soit pleinement utile aux Parisiennes et aux Parisiens. Et puis, ce n’est pas à moi de me déclarer la première. J’attends de voir ce que sera l’offre politique”, déclare-t-elle dans un long entretien publié mercredi par Le Parisien.

Chez les écologistes, le président du groupe municipal David Belliard est candidat à l’investiture d’Europe Ecologie-Les Verts, de même que le porte-parole du parti, Julien Bayou.

Parmi les candidatures officialisées figure celle du député centriste Pierre-Yves Bournazel, qui a annoncé lundi qu’il se lançait dans la course, indépendamment de tout parti politique.

Même volonté d’indépendance pour l’ancien conseiller de François Hollande Gaspard Gantzer, qui a confirmé son intention de présenter des candidats sous ses propres couleurs dans tous les arrondissements, dans le sillage de son mouvement “Parisiennes, Parisiens” lancé à l’automne dernier.

Marcel Campion, le “roi des forains” dont la grande roue a longtemps tourné place de la Concorde, brigue aussi l’hôtel de ville. A 79 ans, il cherche des candidats via un site et un compte Facebook baptisés “Paris libéré”.

Edité par Yves Clarisse

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below