March 8, 2019 / 4:54 PM / 9 months ago

Le gouvernement travaille sur les offres pour les Fonderies du Poitou

BORDEAUX (Reuters) - Le gouvernement a assuré vendredi travailler sur les offres de reprise des fonderies du Poitou en redressement judiciaire afin de trouver une solution durable permettant de sauver le plus grand nombre possible d’emplois sur les deux sites.

“L’Etat est à vos côtés. On suit le dossier”, a déclaré la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances, Agnès Pannier-Runacher, lors d’une visite des deux fonderies voisines d’Ingrandes-sur-Vienne (Vienne), où quelque 750 personnes sont employées.

“L’objectif est de trouver une solution durable pour les salariés en regroupant aujourd’hui les deux sites. Aujourd’hui il y a trois offres de reprise. On va travailler avec les trois. On soutient l’offre qui permettra de donner un avenir au site.”

La secrétaire d’Etat a participé à une table ronde avec les représentants des salariés.

“Elle a écouté toutes nos revendications. Elle connaît bien le dossier. Pour l’instant nous n’avons aucune réponse concrète mais je pense que c’est une rencontre constructive”, a dit à Reuters Géry Bégeault, secrétaire du CE de Saint-Jean Industries Poitou, alors que les représentants du personnel des deux fonderies consacreront la journée de lundi prochain à des réunions séparées avec les repreneurs potentiels et en compagnie des administrateurs judiciaires.

Trois offres de reprise concernant les deux usines ont été déposées devant les tribunaux de commerce de Lyon et de Poitiers pour la reprise globale de la Fonderie Saint-Jean Industrie Poitou, qui fabrique à 98% des culasses en aluminium pour Renault, et la Fonderie du Poitou Fonte, qui produit des carters notamment pour Renault, toutes deux voisines géographiquement et issues d’une scission en 2002.

Les trois offres reposent sur d’importantes réductions de postes. Le groupe britannique Liberty House, qui a déjà fait une offre pour l’une des deux fonderies, a accepté de l’élargir aux deux, avec 246 pertes d’emploi à la clé.

L’Américain Sekco en supprimerait 163 et l’Allemand Marcus Schruefer porterait le chiffre à 442 salariés non repris.

Les trois reposent sur le maintien d’un volume de commandes négocié avec Renault durant les trois premières années.

Les tribunaux de commerce concernés doivent se prononcer sur les offres les 19 et 21 mars.    

Claude Canellas, édité par Yves Clarisse

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