March 4, 2019 / 5:47 PM / 6 months ago

Peine modérée pour le frère de Cherif Chekatt

STRASBOURG (Reuters) - Malek Chekatt, frère de l’assaillant qui a abattu cinq personnes sur le marché de Noël de Strasbourg le 11 décembre, a été condamné lundi à un an de prison dont six mois ferme, sans prononcer de mandat de dépôt, pour des menaces de mort exprimées vendredi sur le réseau Facebook.

A Strasbourg. Malek Chekatt, frère de l'assaillant qui a abattu cinq personnes sur le marché de Noël de Strasbourg le 11 décembre, a été condamné lundi à un an de prison dont six mois ferme, sans prononcer de mandat de dépôt, pour des menaces de mort exprimées vendredi sur le réseau Facebook. /Photo d'archives/REUTERS/Christian Hartmann

Le sursis est assorti d’une mise à l’épreuve pendant deux ans et d’une obligation de travailler et de suivre des soins psychologiques. La partie ferme étant aménageable, Malek Chekat ne devrait pas retourner en prison.

“Il vous appartiendra de prouver que la confiance que le tribunal vous accorde n’est pas vaine”, a affirmé le président de la chambre des comparutions immédiates, Philippe Schneider.

L’enquête de police avait permis d’écarter toute radicalisation et toute intention de passage à l’acte de la part de cet homme de 38 ans, séparé de sa compagne, qui s’est dit très perturbé, devant le tribunal, par la perte du droit d’accueil de leur fils de neuf ans à son domicile.

Durant une heure, Malek Chekatt avait distillé des messages, “Bientôt une vie s’éteint”, “Allume une bougie”, “Prépare un grand festin”, puis un autre dans lequel il annonçait qu’il ferait “la Une de BFM”, référence à l’un des derniers messages de son frère, avant une photo d’armes qui se révèleront factice.

Il les retirera un peu plus tard et attendra les policiers chez lui quand ceux-ci l’auront joint sur son téléphone.

Le procureur, Alexandre Chevrier, s’était dit convaincu que les menaces relevaient d’un “appel au secours”, mais avait requis 18 mois de prison, dont six mois ferme avec mandat de dépôt, en soulignant la “gravité des faits”, parlant d’une “ville replongée quelques heures dans la peur”.

Dès le début de l’audience, Malek Chekatt a été invité à préciser la nature de ses relations avec son cadet Chérif, qui a semé la mort en décembre dans les rues de Strasbourg.

“C’était mon frère, j’avais beaucoup d’affection pour lui, cela dit, ses idées, je ne les ai jamais partagées”, a expliqué celui qui “ne croit plus en Dieu” et dit aller “plutôt vers la religion chrétienne par rapport aux valeurs qu’elle véhicule”.

“Je sais que j’ai fait des bêtises et qu’il y a une facture à payer”, a conclu une heure et demie plus tard cet ancien étudiant en sociologie, sans travail actuellement, dont le calme et le souci de s’expliquer contrastent avec l’impulsivité attestée par des expertises psychiatriques et un casier judiciaire portant mention de onze condamnations, dont sept pour violences et menaces.

Ces dernières datent d’avant la naissance de son fils, a relevé le président du tribunal, soulignant avec bienveillance que les dernières infractions étaient celles d’un “papa perché”.

Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse

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