March 4, 2019 / 2:02 PM / 5 months ago

Prison ferme pour un professeur de maths pédophile

NANTES (Reuters) - Un an de prison ferme a été prononcé lundi contre un ancien professeur de mathématiques d’un collège de Nantes qui avait mis en ligne entre 2010 et 2013 des milliers de photos et de vidéos d’adolescentes prises à leur insu à l’aide d’une “montre-caméra” ou d’un “stylo-caméra”.

Un an de prison ferme a été prononcé lundi contre un ancien professeur de mathématiques d'un collège de Nantes qui avait mis en ligne entre 2010 et 2013 des milliers de photos et de vidéos d'adolescentes prises à leur insu à l'aide d'une "montre-caméra" ou d'un "stylo-caméra". /Photo d'archives/REUTERS/Morteza Nikoubazl

Le tribunal correctionnel de Nantes n’a toutefois pas ordonné l’incarcération immédiate de l’intéressé, qui sera convoqué devant un juge d’application des peines (JAP) pour voir sous quelle forme il pourra purger sa peine.

L’enseignant s’est également vu infliger deux années de prison avec sursis et une mise à l’épreuve de deux ans. Il aura par ailleurs définitivement interdiction d’exercer une activité en lien avec des mineurs, et devra payer plus de 34.000 euros de dommages et intérêts aux 24 parties civiles.

Son nom sera inscrit au Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles (FIJAIS).

L’enseignant, âgé aujourd’hui de 52 ans, était en récidive : il avait écopé de deux mois de prison avec sursis à Reims (Marne) en 1999 pour avoir mis la main aux fesses d’une voisine de 12 ans, à qui il donnait un cours particulier.

Il n’avait toutefois pas fait l’objet de procédure disciplinaire, dans la mesure où il avait obtenu du tribunal correctionnel de Reims que sa peine ne soit pas inscrite sur le volet du casier judiciaire accessible aux employeurs.

Cet habitant de Saint-Herblain (Loire-Atlantique) prenait en fait “des centaines de clichés par jour”, ce qui lui imposait un “travail phénoménal de classement”, avait-il été dit à son procès le 21 janvier : il y passait “entre 40 et 50 heures par semaine”, le soir et le week-end, soit “un travail à plein temps” avait résumé la présidente du tribunal correctionnel.

Il avait été piégé par “Sweet Candy”, un faux profil créé par les policiers de la Brigade de protection des mineurs (BPM) lors d’une “cyber-infiltration” d’un site internet russe, où ses images ont fait “un million de vues en un an”.

Suspendu de fonctions depuis 2013, cet enseignant jusqu’alors bien noté n’a démissionné de l’Education nationale qu’en janvier 2019. Il a perçu chaque mois pendant plus de cinq ans la moitié de sa rémunération.

Face au retard pris par la justice pour programmer son procès, “le rectorat n’avait pas d’autre choix que d’attendre votre démission”, avait expliqué la présidente.

Guillaume Frouin, édité par Yves Clarisse

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