February 26, 2019 / 3:46 PM / in 9 months

LaRem a "une idée" pour sa tête de liste

PARIS (Reuters) - A trois mois jour pour jour des élections européennes, la majorité a mis au point son scénario et a “une idée” de la personnalité qui mènera sa liste, mais ils ne devraient être dévoilés avant avril, après une intervention présidentielle.

A trois mois jour pour jour des élections européennes, la majorité a mis au point son scénario et a "une idée" de la personnalité qui mènera sa liste, mais ils ne devraient être dévoilés avant avril, après une intervention présidentielle. /Photo prise le 13 février 2019/REUTERS/Vincent Kessler

Favori des sondages pour l’heure, devant le Rassemblement national, La République en marche (LaRem) alliée au Mouvement démocrate (MoDem) profite de la faiblesse des autres formations et prend son temps, tout en affirmant avoir bouclé sa feuille de route.

“Une campagne courte de deux mois c’était l’idée dès le début, même avant le ‘grand débat’”, explique-t-on dans l’équipe de campagne du camp présidentiel dirigée par Stéphane Séjourné.

“On n’est pas en retard, on est même beaucoup mieux préparés que les autres : on a un calendrier, une stratégie, un QG de campagne avec une quinzaine de salariés, le matériel de campagne est en train d’être réalisé.”

Pour le casting de la tête de liste, les choses semblent désormais décidées après une longue hésitation sur la personnalité la mieux à même de mener le mouvement.

“Evidemment qu’on a une idée”, dit un membre de l’équipe de campagne. “Mais sur le reste de la liste, rien n’est acté.”

Deux noms surnagent ces derniers jours : les ministres de la Santé, Agnès Buzyn, et des Affaires européennes, Nathalie Loiseau, figures chevronnées du gouvernement, l’une issue de la société civile, l’autre diplomate de carrière.

“Je ne suis pas candidate, mais je ferai campagne”, déclarait Nathalie Loiseau le 15 février sur RTL.

“Ce sont des spéculations, c’est comme ça que fonctionne la politique”, a dit Agnès Buzyn mardi sur les mêmes ondes, ajoutant qu’Emmanuel Macron ne lui a pas demandé d’être candidate et qu’elle “n’y réfléchit même pas”, en raison de la préparation de sa loi Santé.

En coulisses pourtant, son entourage décrit une ministre pour qui l’Europe est “un sujet majeur” et présente la professeure en médecine arrivée en politique il y a deux ans comme “une femme de bataille, qui ne se défile pas devant les combats.” 

EXPÉRIENCE

“J’ai voté pour le président de la République en partie, en grande partie, pour son combat européen”, a-t-elle dit sur RTL.

Alors que les grands partis ont placé leur équipe européenne sous le signe du renouvellement - avec François-Xavier Bellamy chez les Républicains, Jordan Bardella au Rassemblement national, Manon Aubry à La France insoumise -, le choix de la majorité semble pencher vers une personnalité d’expérience, à l’aise avec des sujets européens souvent techniques.

“On aura une tête de liste qui s’intéressera à l’Europe, ça changera des autres”, assure une ministre.

Cette remarque semble écarter l’hypothèse de la secrétaire d’Etat Brune Poirson, qui pourrait toutefois figurer en bonne place sur la liste, tout comme des personnalités du MoDem et d’Agir, principaux alliés de LaRem au Parlement.

Pour la liste de 79 noms, Emmanuel Macron aura bien sûr le dernier mot.

Le président donnera le tempo dans une intervention prévue début mars sous une forme (discours, entretien, tribune dans les journaux) non encore dévoilée par l’Elysée. Dans une Europe où nationalisme et populisme gagnent du terrain, il lancera un “signal d’alarme” et s’exprimera de la façon “la plus forte” depuis son discours de La Sorbonne, en septembre 2017, dit son entourage.

A l’approche de la date prévue de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, le 29 mars, le Brexit mais aussi les migrations et l’écologie devraient figurer au nombre des thèmes traités, autour de l’idée d’une “Europe qui protège”.

En attendant, La République en marche multiplie les contacts en vue de constituer un pôle progressiste au Parlement européen, distinct des deux plus grands groupes, le Parti populaire européen (PPE, qui y détient une majorité relative) et les Socialistes et démocrates (S&D, deuxième en importance).

“Il faut viser un pôle macroniste le plus élevé possible”, résume une ministre.

Edité par Yves Clarisse

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