February 6, 2019 / 5:18 PM / 7 months ago

Paris fustige la rencontre entre Luigi Di Maio et des "Gilets jaunes"

La rencontre mardi entre le vice-président du Conseil italien et chef politique du Mouvement 5 Etoiles (anti-système), Luigi Di Maio, et des représentants des "Gilets jaunes" est une "provocation" qui est "inacceptable", a déclaré mercredi un porte-parole du ministère français des Affaires européennes. /Photo prise le 4 février 2019/REUTERS/Alessandro Bianchi

PARIS (Reuters) - La rencontre mardi entre le vice-président du Conseil italien et chef politique du Mouvement 5 Etoiles (anti-système), Luigi Di Maio, et des représentants des “Gilets jaunes” est une “provocation” qui est “inacceptable”, a déclaré mercredi un porte-parole du ministère français des Affaires européennes.

“Cette nouvelle provocation n’est pas acceptable entre pays voisins et partenaires au sein de l’Union européenne”, a-t-il dit dans un point de presse électronique.

“M. Di Maio, qui assume des responsabilités gouvernementales, doit veiller à ne pas porter atteinte, par ses ingérences répétées, à nos relations bilatérales, dans l’intérêt de la France comme de l’Italie.”

Luigi Di Maio a écrit mardi sur son compte Twitter avoir “rencontré le leader des ‘Gilets jaunes’ Christophe Chalençon et les candidats aux élections européennes de la liste RIC d’Ingrid Levavasseur”, ajoutant : “Le vent du changement a franchi les Alpes”.

Début janvier, il avait déjà apporté son soutien aux “Gilets jaunes”, appelant les manifestants, qui protestent depuis le mi-novembre en France pour réclamer plus de justice sociale et de démocratie participative, à ne “rien lâcher”.

Cet appel, auquel s’était joint le ministre de l’Intérieur et chef de file de La Ligue du Nord (extrême droite) Matteo Salvini, avait été fraîchement accueilli par la ministre française des Affaires européennes Nathalie Loiseau, qui avait appelé les deux dirigeants à “balayer devant leur propre porte”, soulignant que la France se gardait “de donner des leçons à l’Italie”.

Interrogé au Caire fin janvier sur la série de déclarations des deux dirigeants italiens ces dernière semaines, Emmanuel Macron avait estimé que le peuple italien méritait “des gouvernants à la hauteur de son histoire” et jugé leurs propos “sans intérêt”.

Yves Clarisse

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