January 30, 2019 / 3:57 PM / 7 months ago

Le patronat salue le geste de Philippe sur l'assurance chômage

PARIS (Reuters) - Les patrons de PME et des entreprises artisanales ont salué mercredi un “premier geste” de la part d’Edouard Philippe, qui a assuré que le cadre initial de la négociation sur l’assurance chômage était maintenu, laissant ainsi la porte ouverte à des alternatives au bonus-malus sur les contrats courts.

Les patrons de PME et des entreprises artisanales ont salué mercredi un "premier geste" de la part d'Edouard Philippe, qui a assuré que le cadre initial de la négociation sur l'assurance chômage était maintenu, laissant ainsi la porte ouverte à des alternatives au bonus-malus sur les contrats courts. /Photo prise le 7 janvier 2019/REUTERS/Eric Feferberg

Le Medef, la CPME et l’U2P, qui jugent le bonus-malus “mortifère pour l’emploi”, ont suspendu lundi leur participation aux négociations avec les syndicats après qu’Emmanuel Macron s’est dit déterminé à mettre en place le dispositif pour décourager les contrats précaires.

Le Premier ministre Edouard Philippe a assuré mercredi à l’Assemblée nationale que la lettre de cadrage envoyée aux partenaires sociaux en amont “afin de leur demander de réfléchir ensemble à un système qui permettrait de défavoriser le recours à la précarité” restait “valable”.

“J’ai confiance dans les organisations syndicales et les organisations patronales. C’est à elles qu’il revient de définir des façons (...) pour faire en sorte que notre système d’indemnisation du chômage puisse être à nouveau équilibré, puisse payer la dette qui a été cumulée, puisse favoriser le retour à l’emploi et puisse, en tout état de cause, favoriser la pérennité des contrats et désinciter à la précarité des contrats”, a-t-il dit.

“Nous vivons un moment où beaucoup d’organisations syndicales et d’organisations patronales aspirent à montrer l’importance qu’elles ont, aspirent à montrer le rôle essentiel qu’elles jouent dans notre vie sociale. C’est à elles de relever ce défi.”

Pour le président de la CPME, François Asselin, il s’agit d’un “premier geste” de la part du Premier ministre. “C’est une affirmation selon laquelle les partenaires sociaux ont un rôle à jouer dans cette négociation”, a-t-il dit à Reuters.

“On va maintenant voir dans les jours qui viennent comment ça va s’articuler”, a-t-il ajouté en précisant que la décision de revenir à la table des négociations n’était pas encore prise.

Pour l’U2P (arstisans), “le gouvernement semble ouvert à l’idée d’écouter les alternatives”. “Si c’est bien le cas, on est prêt à reprendre les discussions”, a aussi dit à Reuters son président Alain Griset.

Le lettre de cadrage, qui prévoit 3 à 3,9 milliards d’euros d’économies sur trois ans pour le régime, ne mentionne pas le terme de bonus-malus mais parle plutôt de “mécanisme incitatif” pour “responsabiliser les entreprises”.

“Matignon n’a jamais été favorable au bonus-malus”, dit le négociateur pour Force ouvrière, Michel Beaugas. “Le gouvernement n’est pas prêt techniquement à reprendre la main” sur la négociation.

“Le gouvernement ne veut pas se retrouver à appliquer lui-même la lettre de cadrage, car ce serait très impopulaire”, renchérit le négociateur pour la CGT, Denis Gravouil, en pointant du doit les économies demandées. “Il est hors de question pour nous de faire ces économies sur le dos des chômeurs”.

Caroline Pailliez, édité par Yves Clarisse

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