December 27, 2018 / 7:46 AM / in 7 months

USA: Les achats de matériel ZTE et Huawei peut-être interdits

WASHINGTON (Reuters) - Donald Trump envisage de prendre un décret au nom de l’urgence nationale interdisant aux entreprises américaines d’utiliser des équipements de télécommunications fabriqués par les groupes chinois Huawei et ZTE, ont rapporté à Reuters trois sources au fait du dossier.

Donald Trump envisage de prendre un décret au nom de l'urgence nationale interdisant aux entreprises américaines d'utiliser des équipements de télécommunications fabriqués par les groupes chinois Huawei et ZTE, ont rapporté à Reuters trois sources au fait du dossier. /Photo d'archives/REUTERS/Aly Song

Un tel décret présidentiel, qui pourrait être signé dès janvier, aboutirait à exclure du marché américain les deux entreprises chinoises.

Les Etats-Unis estiment qu’elles sont liées au gouvernement chinois et que leurs équipements sont susceptibles d’être utilisés à des fins de cyberespionnage.

Le décret est à l’étude depuis plus de huit mois. Le département du Commerce aurait ainsi pour instruction d’interdire aux entreprises américaines d’acheter des équipements à des groupes télécoms étrangers présentant d’importants risques pour la sécurité nationale, indique-t-on au sein de l’industrie des télécoms et de l’administration Trump.

Bien qu’il soit peu probable que Huawei et ZTE soient nommément cités, les responsables du Commerce interpréteraient un tel décret comme visant les deux sociétés.

Le texte du décret n’est pas encore finalisé, indique-t-on.

Le décret invoquerait l’International Emergency Economic Powers Act, une loi qui donne autorité au président américain pour réglementer le commerce en réponse à une situation d’urgence nationale menaçant les Etats-Unis.

La question est d’actualité au moment où les opérateurs mobiles américains cherchent des partenaires pour lancer les réseaux de la prochaine génération sans fil 5G.

En août, les Etats Unis ont adopté une loi sur la défense interdisant à l’administration américaine d’utiliser des composants venant de Huawei et de ZTE.

Les deux groupes ont démenti dans le passé que leurs équipements puissent servir à des activités d’espionnage.

Le Wall Street Journal avait le premier rapporté en mai que ce décret était à l’étude.

Huawei et ZTE sont dans le collimateur des Etats-Unis depuis un certain temps.

Le 1er décembre la directrice financière de Huawei a été arrêtée au Canada à la demande de Washington qui l’accuse d’avoir dissimulé des liens existant entre l’équipementier télécoms chinois et une firme qui essayait de contourner les sanctions américaines contre l’Iran. Elle a été depuis remise en liberté sous caution, en attendant une audience d’extradition vers les Etats-Unis.

En octobre, la justice américaine a prolongé jusqu’en 2022 la mise sous contrôle de ZTE visant à s’assurer qu’il respecte les lois américaines régissant les exportations.

Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français, édité par Danielle Rouquié

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