December 1, 2018 / 11:59 AM / 9 days ago

Guerini élu délégué général de La République en marche

PARIS (Reuters) - Largement élu samedi délégué général de la République en marche (LaRem), Stanislas Guerini a demandé au mouvement d’être “utile” et “à l’écoute” des Français, dont une partie crie sa colère via le mouvement des “Gilets jaunes”.

Stanislas Guerini a été largement élu samedi par le Conseil de La République en marche (LaRem) nouveau délégué général du mouvement présidentiel. /Photo prise le 27 novembre 2018/REUTERS/Gonzalo Fuentes

Cet ancien chef d’entreprise âgé de 36 ans l’a facilement emporté avec 82% des voix face à Joachim Son-Forget, député des Français de l’étranger, lors d’un vote du Conseil de LaRem, le “Parlement” du mouvement présidentiel.

Stanislas Guerini succède pour trois ans à Christophe Castaner, parti en octobre au ministère de l’Intérieur, à la tête du premier parti de France, fort de plus de 400.000 adhérents - dont 100.000 actifs - revendiqués.

“Ma force c’est notre force collective, c’est notre sincérité”, a déclaré le délégué élu devant un parterre où l’on reconnaissait des ministres (Agnès Buzyn, Benjamin Griveaux, Marlène Schiappa, Muriel Pénicaud, notamment) et des élus, dont le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand.

Dans un discours évitant le nom d’Emmanuel Macron, en chute dans les sondages et décrié dans la rue, Stanislas Guerini a demandé à ses troupes d’être à l’écoute des Français.

“Nous ne voulons pas écouter pour écouter. Nous voulons écouter pour comprendre et transformer la réalité pour gagner le droit d’être entendus”, a-t-il souligné.

Le député de Paris a été élu par le Congrès de LaRem composé de quelque 740 membres dont une partie était réunie au pavillon de Baltard de Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne), un lieu préféré au dernier moment au Palais-Brongniart, à Paris, pour des raisons de sécurité, en pleine mobilisation des “Gilets jaunes”.

En ce samedi sous tension, le Premier ministre Edouard Philippe a finalement annulé sa venue au Congrès du parti présidentiel pour se rendre à la préfecture de police de Paris.

La crise des “Gilets jaunes” contre les hausses de taxe montre que certains Français “ont le sentiment de mener des vies empêchées”, a dit Stanislas Guerini. “Ils n’attendent pas un psychologue, mais un médecin pour régler leurs problèmes.”

“REPARTIR EN CAMPAGNE”

“Nous ne pouvons pas rester passifs face à cette colère qui s’exprime”, a-t-il ajouté, reconnaissant la part de responsabilité d’un camp majoritaire “trop lointain, trop technocrate, trop sûr (de lui), trop sourd parfois”.

“Nous n’avons pas suffisamment donné à nos adhérents les armes pour valoriser les buts que nous marquions”, a aussi considéré le nouveau patron de LaRem, jeune parti né en 2016 aujourd’hui en manque d’ancrage local et de socle idéologique.

A l’approche des élections européennes du 26 mai et des municipales du printemps suivant, Stanislas Guerini a appelé à “repartir en campagne pour regagner à nouveau le quotidien des gens, (...) pour ensemble continuer à transformer le pays.”

“Nous placerons la transition écologique aux coeur de nos priorités pour cette élection européenne”, a-t-il aussi annoncé, défendant l’idée d’un “grand plan pour la transition environnementale et sociale.”

“Marcheur” historique, Stanislas Guerini avait rejoint Emmanuel Macron en octobre 2015 après quelques années passées dans le giron du Parti socialiste.

Séduit par les idées de l’ancien Premier ministre Michel Rocard, il avait aussi oeuvré au côté de Dominique Strauss-Kahn quand ce dernier envisageait de briguer l’Elysée.

Depuis son élection en mai 2017 comme député de la 3e circonscription de Paris, ce père de deux enfants au style policé était l’un des porte-parole les plus actifs du groupe majoritaire à l’Assemblée nationale.

Peu connu du grand public, il a revendiqué à la tribune l’avantage d’avoir eu “une vie avant” la politique, répondant aux critiques de ceux qui le jugent “trop inexpérimenté, pas assez cogneur, pas assez politique”.

“Je suis moins intéressé par l’idée d’assommer mon adversaire politique que de convaincre les Français parce que c’est ça l’essentiel”, a-t-il affirmé.

Elizabeth Pineau, édité par Caroline Pailliez

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