November 29, 2018 / 5:45 PM / 19 days ago

Les syndicats réformistes prennent le contrôle de la RATP

PARIS (Reuters) - Le paysage syndical de la RATP a profondément changé jeudi, dernier jour des élections professionnelles à la Régie autonome des transports parisiens marquées par une baisse des syndicats radicaux et une montée des syndicats réformistes.

Le paysage syndical de la RATP a profondément changé jeudi, dernier jour des élections professionnelles à la Régie autonome des transports parisiens marquées par une baisse des syndicats radicaux et une montée des syndicats réformistes. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

Pour la première fois de son histoire, la CGT a perdu sa première place, battue de quelques voix par l’Unsa (16 selon la CGT, mais la RATP n’a pas pu confirmer cette information). L’Unsa a progressé de 7,5 points pour arriver à 30,19% des voix. La CGT a remporté 30,11% des voix, un score stable par rapport aux dernières élections.

Sud RATP, qui était troisième avec 15,39% des voix en 2014, est passée sous la barre des 10%, à 8,95%, ce qui ne la rend plus représentative. La CFE-CGC a progressé d’un point pour arriver à 10,43%, ce qui lui permet de siéger à la table des négociations.

“C’est un bouleversement dans les rapports de force syndicaux à la RATP dont les dirigeants de l’entreprise vont devoir désormais tenir compte”, écrit l’Unsa par communiqué.

A eux deux, l’Unsa et la CFE-CGC détiennent désormais la majorité, - leur représentativité après pondération est de 42,68% et de 14,75% respectivement - ce qui leur permet de signer des accords avec la direction, même si la CGT s’y oppose. Cette dernière dispose d’une représentativité de 42,57%.

Pour autant, les rapports avec la direction ne vont pas changer du tout au tout, précise le secrétaire général de l’Unsa, Thierry Babec.

Les différences entre bloc réformiste et radical sont moins importantes que dans le secteur ferroviaire, explique-t-il à Reuters. “Et on peut aussi se montrer très cash avec la direction pendant des négociations.”

Les syndicats notent la faiblesse de la participation. Elle est passée de 65% en 2014 à 45,13% en 2018.

“C’est là le triste record de ces élections qui, par la forme du scrutin (vote électronique, une première à la RATP) et par la mise en place des CES suite à la Loi Travail, qu’a combattue la CGT, n’ont pas mobilisé les foules”, écrit la CGT RATP par communiqué.

Un second tour doit avoir lieu dans 39 des 88 scrutins du 12 au 17 décembre, mais “ils n’auront pas d’impact sur la représentativité des organisations syndicales”, dit la RATP par communiqué.

Caroline Pailliez, édité par Yves Clarisse

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