November 29, 2018 / 12:15 PM / in 16 days

L'alliance Renault-Nissan ne nommera pas de président par intérim

TOKYO/AMSTERDAM (Reuters) - Renault, Nissan et Mitsubishi ont réaffirmé jeudi leur détermination à maintenir leur alliance industrielle mais les trois constructeurs ne nommeront pas de président par intérim à la place de Carlos Ghosn, dont l’arrestation fait tanguer la mainmise du groupe français sur l’ensemble.

Renault, Nissan et Mitsubishi ont réaffirmé jeudi leur détermination à maintenir leur alliance industrielle mais les trois constructeurs ne nommeront pas de président par intérim à la place de Carlos Ghosn, dont l'arrestation fait tanguer la mainmise du groupe français sur l'ensemble. /Photo prise le 29 novembre 2018/REUTERS/Piroschka van de Wouw

Renault et Nissan ont “réitéré avec force” leur engagement l’un envers l’autre, a souligné le patron de Mitsubishi Motors Osamu Masuko, tout en ajoutant que la direction de l’alliance évoluera plutôt vers une gouvernance conjointe sous la houlette des directeurs généraux des trois constructeurs automobiles.

Les hauts dirigeants de Renault et Nissan, qui se sont rencontrés à Amsterdam, n’ont pas évoqué la question d’un changement de la structure capitalistique de l’alliance, a-t-il ajouté lors d’un point de presse à Tokyo.

La réunion a duré moins d’une heure, a-t-il dit aussi.

Les dirigeants ont convenu de se rencontrer plus souvent, par exemple en marge des salons automobiles internationaux, a raconté Osamu Masuko.

Evincé de la présidence de Nissan et Mitsubishi, Carlos Ghosn est jusqu’ici toujours PDG de Renault et de l’alliance.

Avant la réunion, les trois constructeurs avaient publié un communiqué commun pour réaffirmer leur attachement à l’alliance automobile franco-japonaise, dont le siège est à Amsterdam.

PREMIÈRE RÉUNION DE L’ALLIANCE

C’était la première fois qu’ils se réunissaient depuis l’incarcération de Carlos Ghosn, il y a 10 jours au Japon. Les responsables des trois groupes qui avaient fait le déplacement ont évité les questions des journalistes en entrant dans le bâtiment par un parking souterrain.

“De manière unanime et avec conviction, les conseils d’administration du groupe Renault, de Nissan Motor et de Mitsubishi Motors ont réaffirmé ces derniers jours leur profond attachement à l’alliance”, ont-ils dit dans ce communiqué. “Nous restons pleinement engagés pour l’alliance.”

La crise déclenchée par l’arrestation de Carlos Ghosn s’est pourtant aggravée, le président de Nissan par intérim Hiroto Saikawa tentant de réduire la domination de Renault sur le groupe japonais.

Hiroto Saikawa n’a pas fait le déplacement jusqu’à Amsterdam mais participe aux discussions par liaison vidéo, selon des responsables de Nissan. Le directeur de la planification de Nissan Philippe Klein est quant à lui présent.

Le directeur général adjoint de Renault Thierry Bolloré, chargé d’assurer l’intérim avec l’administrateur référent Philippe Lagayette, n’a pas été vu.

Carlos Ghosn a été arrêté le 19 novembre au Japon, où il est accusé de ne pas avoir déclaré l’intégralité de ses revenus et d’avoir détourné des fonds de Nissan à des fins personnelles.

Selon l’agence de presse Kyodo, le parquet de Tokyo veut prolonger sa détention, censée pour l’instant s’achever vendredi. Il peut demander une prolongation d’incarcération pour un maximum de 10 jours supplémentaires, et devra à cette échéance décider d’inculper Carlos Ghosn ou le faire libérer.

Bertrand Boucey, Catherine Mallebay-Vacqueur et Dominique Rodriguez pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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