November 28, 2018 / 9:11 AM / 14 days ago

Girardin à la rencontre des "Gilets jaunes" de La Réunion

La ministre française des Outre-mer, Annick Girardin, a écouté pendant près d'une heure, mercredi, les doléances des "Gilets jaunes" à son arrivée sur l'île de La Réunion, quasi paralysée depuis plus de dix jours par les barrages. /Photo prise le 28 septembre 2018/REUTERS/Thomas Samson

SAINT-DENIS, La Réunion (Reuters) - La ministre française des Outre-mer, Annick Girardin, a écouté pendant près d’une heure, mercredi, les doléances des “Gilets jaunes” à son arrivée sur l’île de La Réunion, quasi paralysée depuis plus de dix jours par les barrages.

Plusieurs centaines de personnes se sont rendues sur le barrage dressé au milieu de la quatre-voies, près de l’aéroport Roland-Garros de Saint-Denis, protégé par un imposant déploiement de gendarmes mobiles.

Des mères de familles, des demandeurs d’emploi ou des artisans se sont succédé au micro pour se plaindre de la vie chère, de leurs fins de mois difficile, de l’absence de perspectives pour la jeunesse dans ce département où le taux de chômage atteint 24%.

“Je suis à vos côtés pour répondre aux questions de l’emploi, de la vie chère”, a déclaré Annick Girardin. “Je vais aller à la rencontre de l’ensemble de La Réunion, si vous me laissez passer.”

Pour la douzième journée consécutive, La Réunion est quasiment à l’arrêt en raison du mouvement des “Gilets jaunes”, qui tiennent une vingtaine de barrages sur les principaux axes de l’île. La plupart des commerces sont fermés, de même que les établissements scolaires depuis le 20 novembre.

Arrivée à la préfecture, la ministre des Outre-mer a entamé une séance d’échanges avec diverses délégations devant lesquelles elle a dénoncé “ceux qui préfèrent le chaos à la reconstruction”, faisant allusion aux auteurs des violences urbaines de ces derniers jours.

Elle a également observé un moment de silence demandé par une participante pour condamner les interventions des forces de l’ordre sur plusieurs barrages, la veille au soir.

Annick Girardin a toutefois précisé que son silence s’adresserait à “tous les blessés, de part et d’autre”, depuis le début du mouvement.

Elle poursuivra sa visite ce mercredi après-midi avec des rencontres avec les organisations syndicales et les maires de l’île. La suite de son programme n’est pas connue. Aucune date de retour à Paris n’est inscrite à son agenda.

Bernard Grollier, édité par Simon Carraud

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