November 26, 2018 / 1:44 PM / 17 days ago

Gilets jaunes: Macron déplore des "scènes de guerre"

PARIS (Reuters) - Emmanuel Macron a estimé lundi qu’il fallait répondre aux inquiétudes et aux angoisses que traduit le mouvement des “Gilets jaunes”, tout en déplorant les “scènes de guerre” auxquelles ont donné lieu certaines manifestations, a déclaré le porte-parole du gouvernement.

Emmanuel Macron a estimé lundi qu'il fallait répondre aux inquiétudes et aux angoisses que traduit le mouvement des "Gilets jaunes", tout en déplorant les "scènes de guerre" auxquelles ont donné lieu certaines manifestations. /Photo prise le 25 novembre 2018/REUTERS/Benoit Tessier

La réponse doit être un changement de méthode mais pas de cap, a ajouté le président français, qui s’exprimera mardi sur les enjeux de la transition écologique, a poursuivi Benjamin Griveaux à l’issue du conseil des ministres.

Plus de 100.000 “Gilets jaunes” se sont rassemblés samedi à Paris et en province pour de nouvelles manifestations, émaillées de violences notamment sur les Champs-Elysées.

“Notre réponse n’est pas un renoncement - comme l’a souligné le président de la République - ça, c’était la pratique d’avant. Mais notre réponse, ça n’est pas non plus l’aveuglement”, a dit le porte-parole du gouvernement.

Les ministres doivent être davantage à l’écoute des citoyens, a demandé Emmanuel Macron. “Nous devons aussi changer nos méthodes, notre pratique, notre manière de faire, notre manière de mettre en oeuvre nos politiques publiques”, a poursuivi Benjamin Griveaux. “Ça passe par une nouvelle méthode - et il en sera en partie question demain - mais pas par un changement de cap.”

L’exécutif respecte les colères mais est “intraitable” à l’égard des casseurs, une minorité qui comprend “des factieux et des séditieux qui n’ont pas leur place dans la République”, a-t-il poursuivi.

“Derrière ces colères, il y a évidemment quelque chose de plus profond et auquel nous devons répondre car cette colère, ces inquiétudes, ces angoisses sont dans le pays depuis bien longtemps”, a-t-il dit, en relatant les propos du président.

Emmanuel Macron a évoqué, notamment concernant les Champs-Elysées, des mouvements violents “dont il ne faut pas sous-estimer l’impact sur les esprits, que ce soit en France, chez nos concitoyens, ou bien à l’étranger, avec parfois des scènes de guerre que beaucoup de médias ont relayé à nouveau, en France et à l’étranger”, a encore déclaré Benjamin Griveaux.

Le président a par ailleurs souligné qu’il était difficile de comprendre “que parfois certains élus, certains relais d’opinion, puissent avoir une quelconque forme de complaisance à l’égard de ces casseurs”.

Auteur du slogan “Make our planet great again” et sacré “champion de la Terre” à l’Onu, Emmanuel Macron est attendu mardi au tournant sur les questions de transition énergétique, sur fond de grogne contre la taxation des carburants et à quelques jours de la COP 24 en Pologne.

Dix jours après le début du mouvement des “Gilets jaunes”, il réunira les membres du Conseil national de la transition écologique (CNTE) pour “préciser le cap et la méthode de la transition” et dévoiler les grandes lignes de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE).

Jean-Baptiste Vey, avec Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse

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