November 26, 2018 / 12:33 PM / 18 days ago

La Réunion toujours bloquée avant une visite ministérielle mercredi

La Réunion vivait toujours lundi au ralenti sous la pression des "Gilets jaunes" barrant les routes, avant l'arrivée mercredi dans l'île de la ministre des Outre-mer Annick Girardin (photo), qui a déclaré qu'elle ferait "des annonces" à cette occasion. /Photo prise le 28 septembre 2018/REUTERS/Thomas Samson

SAINT-DENIS-DE-LA-REUNION (Reuters) - La Réunion a de nouveau vécu au ralenti lundi en raison des barrages routiers dressés par les “Gilets jaunes”, avant l’arrivée mercredi dans l’île de la ministre des Outre-mer Annick Girardin, qui a déclaré qu’elle ferait “des annonces” à cette occasion.

Une trentaine de barrages routiers filtrants, provoquant d’importants embouteillages, étaient encore comptabilisés en fin d’après-midi sur les axes principaux de l’île. La majorité des commerces sont restés fermés, lundi, ou ont dû fermer leurs portes sous la pression des “Gilets jaunes’.

Dans l’après-midi, le préfet de l’île a annoncé la révision anticipée des prix des carburants, dès mardi, à la demande de la ministre des Outre-mer. Annick Girardin avait accordé dans la nuit de dimanche à lundi une interview à Réunion la Première, le service public de l’audiovisuel, pour confirmer sa venue et demander une baisse immédiate des prix des carburants.

A La Réunion, le prix maximal des carburants est fixé chaque mois par arrêté préfectoral, en fonction des coûts d’approvisionnement. La révision mensuelle devait entrer en vigueur le samedi 1er décembre, à la baisse en raison de la chute des cours du pétrole et d’une parité euro-dollar favorable. Avec quatre jours d’avance, le prix du litre de sans plomb 95 passera mardi de 1,56 à 1,43 euro et celui du gazole de 1,28 à 1,21 euro.

“Je prendrai le temps qu’il faut pour entendre tout le monde sur l’ensemble du territoire”, a précisé Annick Girardin, qui doit atterrir à Saint-Denis mercredi matin et n’a pas fixé de date pour son retour à Paris.

Les “Gilets jaunes” peinent à exprimer précisément des revendications qui dépassent de loin la baisse du prix des carburants. Elles touchent plus généralement au pouvoir d’achat, une thématique qui alimente régulièrement des mouvements sociaux à La Réunion depuis trois décennies.

Au dixième jour de crise et de paralysie, les conséquences de ce mouvement de contestation spontané se font sentir sur l’économie. Une quarantaine d’organisations professionnelles estiment à “près de 100.000” le nombre de journées de travail perdues chaque jour dans les entreprises et demandent “le redémarrage sans délai de l’activité”, soulignant qu’”un nombre alarmant d’emplois sont menacés” dans une île où le taux de chômage atteint déjà 24%.

Les écoles, les collèges et les lycées de La Réunion resteront fermés mardi et mercredi.

Bernard Grollier, édité par Yves Clarisse

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