November 22, 2018 / 4:42 PM / 23 days ago

La Réunion reste paralysée par les barrages des "Gilets jaunes"

SAINT-DENIS-DE-LA-REUNION (Reuters) - La Réunion a vécu jeudi son sixième jour de blocages routiers, après une nouvelle nuit marquée par des violences, alors qu’une amorce de discussion entre les “Gilets jaunes” et les autorités prend forme.

La Réunion a vécu jeudi son sixième jour de blocages routiers, après une nouvelle nuit marquée par des violences, alors qu'une amorce de discussion entre les "Gilets jaunes" et les autorités prend forme. "Je me rendrai dans quelques jours à La Réunion pour aller à la rencontre des Gilets jaunes et des élus du territoire", a pour sa part annoncé Annick Girardin, ministre des Outre-mer. /Photo prise le 28 septembre 2018/REUTERS/Thomas Samson

“Je me rendrai dans quelques jours à La Réunion pour aller à la rencontre des Gilets jaunes et des élus du territoire”, a pour sa part annoncé Annick Girardin, ministre des Outre-mer, interpellée par les trois sénateurs de l’île lors de la séance de questions au gouvernement.

“Une délégation de manifestants sera reçue par le préfet dès qu’elle en exprimera la demande”, a rappelé dans la matinée la préfecture qui peine à trouver des interlocuteurs au sein des “Gilets jaunes” réunionnais. Un début de structuration du mouvement semble toutefois s’amorcer.

Depuis mercredi, des manifestants se sont retrouvés en plusieurs points de l’île pour se concerter et élaborer les “propositions concrètes” qu’ils pourraient présenter vendredi au préfet, selon l’un d’eux intervenant jeudi soir au micro de Réunion Première.

Ni les élus de l’île, ni les syndicats de salariés, n’ont pour l’instant de prise sur le mouvement social, qui se distingue par son absence de leader.

L’île vit au ralenti depuis le samedi 17 novembre et l’apparition des premiers barrages routiers. La plupart des commerces et des services publics sont restés fermés jeudi mais, contrairement à la veille, aucun affrontement n’a été signalé, dans la journée entre manifestants et forces de l’ordre.

La nuit de mercredi à jeudi a également été plus calme que les précédentes dans les villes principales, où la préfecture impose un couvre-feu à partir de 21h00, jusqu’à 6h00 le lendemain. Mais des commerces ont été pillés à Bras-Panon, une petite commune rurale de l’est de l’île également concernée par l’interdiction de circulation nocturne.

Intervenant mercredi soir à Paris au congrès des maires, Emmanuel Macron a pour la première fois évoqué la situation réunionnaise.

“J’ai demandé au gouvernement d’être intraitable”, a-t-il indiqué en annonçant l’arrivée de nouveaux renforts de gendarmes mobiles, tout en soulignant que “beaucoup de problèmes s’agrègent autour de ces manifestations, des problèmes qui existent depuis longtemps, et sont parfois sociaux”.

Depuis le 17 novembre, 103 personnes ont été interpellées à La Réunion et plusieurs d’entre elles ont déjà été condamnées à des peines de prison ferme lors de procédures en comparution immédiate.

L’ensemble des établissements scolaires et la plupart des services publics resteront fermés vendredi dans l’île française de l’océan Indien.

Bernard Grollier, édité par Yves Clarisse

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below