November 16, 2018 / 9:17 AM / a month ago

Le gouvernement dit tendre l'oreille à la colère des "Gilets jaunes"

PARIS (Reuters) - Le gouvernement a assuré vendredi “écouter” la colère des “Gilets jaunes”, à la veille des quelque 1.500 actions d’automobilistes excédés par la hausse des taxes sur les carburants sans aucun mot d’ordre syndical.

Le gouvernement a assuré vendredi "écouter" la colère des "Gilets jaunes", à la veille des quelque 1.500 actions d'automobilistes excédés par la hausse des taxes sur les carburants sans aucun mot d'ordre syndical. /Photo prise le 15 novembre 2018/REUTERS/Eric Gaillard

Quelques heures après l’annonce de mesures d’aide de 500 millions d’euros pour apaiser la fronde sur les carburants, Emmanuel Macron a assuré mercredi vouloir “comprendre” la contestation populaire, tout en esquissant des regrets.

“Je n’ai pas réconcilié le peuple français avec ses dirigeants”, a-t-il dit. “La considération, on ne l’a sans doute pas assez apportée.”

Dans la même veine, le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin a filé vendredi la métaphore d’une France “accidentée”, appelée à être respectée plutôt que réprimandée.

“Que font les Français ce week-end ? En partie, ceux qui mettront un gilet jaune, ils vont se signaler, parce que la France elle est accidentée, sinon Madame Le Pen n’aurait pas fait 11 millions de voix” (au second tour de la présidentielle, ndlr), a-t-il déclaré sur BFM TV.

“C’est un cri, comme il y en a eu un pendant la présidentielle, et on le sait et on l’écoute”, a-t-il poursuivi, avant de défendre la cohérence de la politique fiscale verte du gouvernement. “L’argent que nous dépensons pour l’écologie (...) c’est 34 milliards d’euros, l’argent que nous récoltons c’est 34 milliards d’euros”.

La ministre des Transports, Elisabeth Borne, a évoqué pour sa part sur CNews “une colère qui s’exprime (...) des gens qui expriment leur difficultés et il faut les entendre”.

La ministre a cependant mis en garde contre tout débordement ou blocage total des axes routiers lors de cette journée de contestation pour laquelle 2.500 policiers et gendarmes sont prévus en renfort.

“En France, on a le droit de manifester mais on n’a pas le droit de bloquer le pays”, a-t-elle dit, avant de rappeler le principe de neutralité des agents de la fonction publique à l’heure où des municipalités, Béziers par exemple, dirigée par Robert Ménard, organisent leur soutien au mouvement.

“Quand on est un agent du service public, on est tenu à la neutralité. On doit rester neutre et on n’est pas là pour exprimer ses opinions personnelles”, a-t-elle dit. “C’est important en France que le service public respecte le principe de neutralité.”

Julie Carriat, édité par Yves Clarisse

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