November 14, 2018 / 11:19 AM / a month ago

La Défense obtient le dégel de 272 millions d'euros

La ministre des Armées Florence Parly. Le ministère des Armées a obtenu le dégel de 272 millions de crédits, un geste du gouvernement à l'heure où le budget de la Défense est de nouveau l'objet d'une controverse entre l'exécutif et l'opposition. /Photo prise le 23 août 2018/REUTERS/Lehtikuva/Vesa Moilanen

PARIS (Reuters) - Le ministère des Armées a obtenu le dégel de 272 millions de crédits, un geste du gouvernement à l’heure où le budget de la Défense est de nouveau l’objet d’une controverse entre l’exécutif et l’opposition.

La décision a été notifiée mardi, précise le ministère dans un communiqué.

Ce dégel concerne le solde de la réserve de précaution (676 millions d’euros pour 2018) dont une partie, 404 millions, a été redéployée dans le cadre du projet de loi de finances rectificative examiné actuellement au Parlement.

“Il restait donc 272 millions d’euros de crédits budgétaires, dont le gouvernement a décidé du ‘dégel’”, indique le ministère des Armées.

“Ces 272 millions d’euros de crédits permettront de financer les dépenses courantes du ministère des Armées en matière d’équipement et de fonctionnement, autres que les surcoûts liés aux opérations extérieures (Opex) et missions intérieures (Missint)”, précise-t-il.

Le collectif budgétaire 2018 ouvre 404 millions d’euros de crédits pour les opérations extérieures mais annule l’équivalent en crédits de réserve, ce qui revient à faire supporter au seul ministère des Armées la charge des Opex, en contradiction avec le principe établi de solidarité interministérielle pour le financement des surcoûts Opex et Missint.

Le procédé, qui a surpris jusqu’à l’entourage de Florence Parly, a été vivement dénoncé par le député (Les Républicains) François Cornut-Gentille, rapporteur spécial des crédits de la Défense, qui a déploré un nouveau “coup de poignard” après le psychodrame financier de 2017, qui avait conduit à la démission du chef d’état-major des armées, le général Pierre de Villiers.

Le Premier ministre, Edouard Philippe, a défendu mardi à l’Assemblée un exercice de “sincérité budgétaire”.

Sophie Louet, édité par Yves Clarisse

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