November 12, 2018 / 7:54 AM / a month ago

Conférence en Italie pour mettre fin à la crise politique en Libye

PALERME, Italie (Reuters) - L’Italie accueille ce lundi à Palerme une conférence internationale sur la Libye pour tenter de sortir le pays de la crise et soutenir le nouveau plan élaboré par les Nations unies.

Le président du Conseil italien Giuseppe Conte. L'Italie accueille ce lundi à Palerme une conférence internationale sur la Libye pour tenter de sortir le pays de la crise et soutenir le nouveau plan élaboré par les Nations unies. /Photo prise le 24 octobre 2018/REUTERS/Sergei Chirikov

Dans une interview accordée au quotidien La Stampa, le président du Conseil italien Giuseppe Conte souligne que son gouvernement n’a aucunement l’intention de dicter des solutions.

Il ajoute que l’Italie et la France partagent le même point de vue et les mêmes objectifs sur le dossier libyen.

“Nous devons relever un défi commun (la stabilisation de la Libye) et les risques de dégradations supplémentaires de la crise pèsent sur chacun d’entre nous”, dit-il, soulignant qu’il est en contact régulier avec Emmanuel Macron et que leurs deux pays ont travaillé étroitement à la mise sur pied de la conférence de Palerme.

En mai dernier à Paris, les principaux acteurs de la crise politique libyenne s’étaient mis d’accord sur la tenue d’élections présidentielle et parlementaires le 10 décembre dans le cadre d’une feuille de route qui vise à sortir la Libye du chaos.

Mais la semaine dernière, l’émissaire des Nations unies pour la Libye, Ghassan Salamé, a annoncé que l’Onu abandonnait l’idée de tenir ce calendrier électoral du fait des violences et du blocage politique entre pouvoirs rivaux.

A la place, les puissances occidentales et les Nations unies ont annoncé la tenue d’une conférence nationale pour réconcilier les groupes armés rivaux qui se déchirent dans le pays.

Depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, le pays est divisé en deux: le gouvernement d’union nationale (GNA) reconnu par la communauté internationale, basé à Tripoli, et un gouvernement parallèle dans l’est du pays soutenu par le maréchal Khalifa Haftar.

Les autorités italiennes s’affairaient ce week-end pour s’assurer de la présence d’Haftar, dont ce pourrait être la première rencontre avec le chef du gouvernement d’union nationale, Fayez al Serraj, depuis la conférence de Paris.

Dans La Stampa, Giuseppe Conte dit espérer sa présence à Palerme, où la réunion doit s’étaler sur deux jours.

Rome soutient le gouvernement d’union nationale de Serraj, avec qui il travaille pour stopper les flux de migrants qui transitent par la Libye pour rejoindre l’Europe par la Méditerranée. La France entretient pour sa part des liens privilégiés avec Haftar.

Ulf Laessing avec Giselda Vagnoni à Rome; Arthur Connan et Henri-Pierre André pour le service français

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