November 7, 2018 / 12:03 PM / 7 days ago

Sur le terrain, Macron tente de calmer la grogne sur les carburants

CHARLEVILLE-MEZIERES, Ardennes (Reuters) - “Macron démission!” : au quatrième jour de son “itinérance mémorielle” dans l’est et le nord de la France, Emmanuel Macron a une nouvelle fois mercredi tenté de calmer la grogne grandissante sur la hausse de la taxation des carburants à l’approche d’une manifestation nationale prévue le 17 novembre.

"Macron démission!" : au quatrième jour de son "itinérance mémorielle" dans l'est et le nord de la France, Emmanuel Macron a une nouvelle fois mercredi tenté de calmer la grogne grandissante sur la hausse de la taxation des carburants à l'approche d'une manifestation nationale prévue le 17 novembre. /Photo prise le 7 novembre 2018/REUTERS/Philippe Wojazer

Quelques minutes avant un conseil des ministres délocalisé à Charleville-Mézières (Ardennes), le chef de l’Etat a été interpellé par des habitants aux cris de “Vous êtes un escroc”, “Servez les Français Monsieur le Président” ou encore “Attendez le 17, vous allez voir!”.

Il a dans le même temps été encouragé par d’autres habitants qui l’ont appelé à “tenir bon” et lui ont souhaité “bon courage”.

“Je continuerai, je sais qu’il y a des gens qui râlent mais je tiendrai bon, ça ne vous inquiétez pas”, leur a répondu Emmanuel Macron. “Expliquez les choses parce que sinon on n’entend que les râleurs”.

A une assistante maternelle de 57 ans qui lui confiait “souffrir beaucoup” avec “les taxes et les impôts” et lui annonçait qu’elle manifesterait le 17 novembre, le chef de l’Etat a rappelé la baisse des cotisations sociales et l’annonce d’un accompagnement pour les personnes utilisant leur voiture pour aller travailler.

“Il ne faut pas agréger des choses qui n’ont rien à voir, il faut surtout ne pas tout confondre”, a-t-il dit. “Si le prix de l’essence augmente parce qu’il y a une géopolitique qui fait qu’il augmente, on ne peut pas dire au gouvernement ‘on n’est plus d’accord avec vos réformes qui créent de l’emploi et font redémarrer l’investissement’”.

“On doit aussi réparer 30 ans de politique, je vous le dis franchement”, a-t-il ajouté.

“ÉCRASER LES GENS”

Voulue comme un hommage aux Poilus de 14-18 et à la reprise économique dans des territoires frappés par le chômage et la désindustrialisation, l’”itinérance mémorielle et politique” du chef de l’Etat a été rythmée ces derniers jours par la question des carburants et du pouvoir d’achat.

Mardi à Verdun (Meuse) lieu emblématique de la Grande Guerre, le chef de l’Etat avait déjà dû répondre à des interpellations parfois virulentes de certains habitants qui l’accusaient “d’écraser les gens”.

“Quand vous faites un cadeau d’un côté, vous le reprenez de l’autre”, lui a notamment reproché un homme. “Le carburant, c’est pas bibi !”, a répliqué Emmanuel Macron.

La contestation s’est cristallisée ces dernières semaines autour de la décision du gouvernement d’augmenter graduellement les taxes sur les carburants, une mesure qui se traduira par une hausse de 6,5 centimes par litre de diesel et 2,9 centimes pour l’essence au 1er janvier 2019.

Pour conjurer la polémique sur les tarifs des carburants, tirés vers le haut par les cours du pétrole et dans une moindre mesure par la fiscalité, Emmanuel Macron a avancé plusieurs pistes cette semaine, comme celle de généraliser l’aide mensuelle de 20 euros mise en place dans les Hauts-de-France.

Edité par Yves Clarisse

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