October 29, 2018 / 2:55 PM / 14 days ago

Prison avec sursis et amendes au procès de l'abattoir de Mauléon

BORDEAUX (Reuters) - La justice française a condamné lundi l’ex-directeur de l’abattoir de Mauléon (Pyrénées-Atlantiques) à une peine de 6 mois de prison avec sursis et quatre employés à des amendes pour avoir maltraité des animaux lors de la mise à mort.

La justice française a condamné lundi l'ex-directeur de l'abattoir de Mauléon (Pyrénées-Atlantiques) à une peine de 6 mois de prison avec sursis et quatre employés à des amendes pour avoir maltraité des animaux lors de la mise à mort. /Photo d'archives/REUTERS/Eric Gaillard

Gérard Clémente, qui dirigeait l’abattoir au moment des faits, a été condamné à six mois de prison avec sursis pour tromperie sur la marchandise et à 180 euros d’amende. Il risquait jusqu’à deux ans de prison et 300.000 euros d’amende.

Le tribunal a infligé une amende de 10.000 euros à l’abattoir, qui devra également verser 10.000 euros à l’UFC Que Choisir dans cette affaire de maltraitance animale révélée par une vidéo de l’association L 214.

Les quatre salariés poursuivis contre qui la maltraitance a été retenue, mais pas la cruauté, seule passible de peine de prison, ont été condamnés à des amendes de 80 à 910 euros.

“Pour nous ce sont des actes très graves et les sanctions ne sont pas à la hauteur”, a dit Benoît Thomé, président de l’association Animal Cross, partie civile.

Durant le procès, les employés avaient souligné un manque de personnel dans les périodes les plus tendues, reproché à l’abattoir de mettre à leur disposition des outils défaillants et de n’avoir pas de consignes strictes de leur direction, ce que l’ex-directeur avait contesté.

“Le droit est passé. Le message juridique qui a été donné aujourd’hui est un message qui met de côté le dogmatisme, certains esprits chagrins qui ont voulu faire de ce procès un exemple”, a indiqué Me Antoine Tugas, avocat de trois salariés.

L’ex-directeur avait souligné avoir été confronté aux problèmes des petits abattoirs, celui de Mauléon employant 35 salariés et produisant 300.000 tonnes de viande par an, notamment pour le recrutement de personnel qualifié alors qu’aucune formation spécifique n’existe.

Denise Pombieilh, avocate de l’abattoir, s’est déclarée satisfaite de ces peines “plutôt modérées et justes” et de ce que le tribunal ne soit “pas tombé dans le piège d’être pris en otage par un débat plus global”.

L’affaire avait éclaté au mois de mars 2016 quand l’association de défense des animaux et contre la consommation de viande L214 avait diffusé une vidéo montrant des mauvais traitements aux animaux au sein de l’abattoir tels qu’un agneau écartelé vivant, des moutons saignés encore conscients ou des animaux insuffisamment étourdis.

L’abattoir a été fermé durant deux mois après ces révélations.

Claude Canellas, édité par Yves Clarisse

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