October 28, 2018 / 11:21 AM / 18 days ago

La Russie ne contribue pas à stabiliser la Centrafrique, dit Parly

Le renforcement de la présence russe en République centrafricaine, où le Kremlin ne cesse d'étendre sa zone d'influence aux dépens de la France, n'est pas de nature à "stabiliser le pays", déclare Florence Parly dans une interview publiée dimanche dans Jeune Afrique. /Photo d'archives/REUTERS/Michel Euler

PARIS (Reuters) - Le renforcement de la présence russe en République centrafricaine, où le Kremlin ne cesse d’étendre sa zone d’influence aux dépens de la France, n’est pas de nature à “stabiliser le pays”, déclare Florence Parly dans une interview publiée dimanche dans Jeune Afrique.

La Russie a obtenu en décembre 2017 le feu vert du Conseil de sécurité de l’Onu pour acheminer des armes en Centrafrique, ex-puissance coloniale française en proie à des violences intercommunautaires depuis le renversement en 2013 du président François Bozizé par les milices musulmanes de la Séléka.

La présence russe se fait de plus en plus marquée, autant auprès des forces armées centrafricaines que de la garde rapprochée du président Faustin-Archange Touadéra.

Priée de dire si l’influence croissante de la Russie constitue une menace pour les intérêts français, la ministre française des Armées élude : “Je ne parlerai pas des intérêts français mais des intérêts centrafricains”.

“L’Afrique appartient aux Africains et à personne d’autre. Pas plus aux Russes qu’aux Français”, souligne-t-elle.

“La Russie a affirmé sa présence en Centrafrique ces derniers mois, c’est vrai. Mais je ne suis pas certaine que cette présence et les actions déployées par Moscou, comme les accords négociés à Khartoum à la fin d’août, contribuent à stabiliser le pays”, ajoute Florence Parly.

Des groupes armés centrafricains ont signé fin août dernier, à Khartoum, une “déclaration d’entente” sous l’égide de la Russie et du Soudan alors que l’Union africaine, soutenue par Paris, supervisait des négociations de sortie de crise.

La France est intervenue en décembre 2013 en Centrafrique, dans le cadre de l’opération “Sangaris” sous mandat de l’Onu, au plus fort de la guerre civile entre combattants de l’ex-Séléka, de confession musulmane, aux miliciens chrétiens anti-balaka. L’opération s’est achevée trois ans plus tard sans que le pays retrouve la paix.

La France maintient depuis une présence militaire en RCA, au sein notamment de la Mission des Nations unies (Minusca) déployée dans le pays depuis 2014.

Sophie Louet, édité par Julie Carriat

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