October 26, 2018 / 7:27 AM / 2 months ago

La fermeture de Fessenheim aura bien lieu, dit de Rugy

PARIS (Reuters) - Le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, a confirmé vendredi que la fermeture de Fessenheim (Haut-Rhin) était toujours d’actualité malgré l’annulation la veille par le Conseil d’Etat d’un décret qui prévoyait la fermeture d’ici à 2022.

Le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, a confirmé vendredi que la fermeture de Fessenheim (Haut-Rhin) était toujours d'actualité malgré l'annulation la veille par le Conseil d'Etat d'un décret qui prévoyait la fermeture d'ici à 2022. /Photo d'archives/REUTERS/Vincent Kessler

Selon la plus haute juridiction administrative, le décret d’avril 2017, promulguant la fermeture de la centrale, n’est pas valable dans la mesure où le gouvernement d’alors n’a pas attendu, comme il le devait, une demande formelle d’EDF avant de le signer.

“Je ne comprends pas pourquoi ce décret a été pris dans ces conditions-là, le 8 avril 2017, deux semaines avant l’élection présidentielle”, a déclaré François de Rugy sur France 2. “Soit c’est de l’incompétence parce que tout le monde savait très bien qu’il fallait faire les choses dans l’ordre, soit c’est du cynisme”.

“Je confirme évidemment que notre intention est bien de fermer cette centrale”, a-t-il ajouté. Le nouveau décret devrait être publié “dans les prochains mois”. “Nous allons discuter avec EDF pour remettre les choses dans le bon ordre”.

L’exécutif a promis de mettre Fessenheim à l’arrêt d’ici à la fin du quinquennat sans forcément attendre, comme envisagé précédemment, le démarrage de l’EPR de Flamanville, dans la Manche.

Le ministre de la Transition écologique a confirmé l’existence d’un document de travail sur l’avenir de la filière nucléaire française sans pour autant se prononcer sur la construction d’une “série” de nouveaux réacteurs EPR.

Selon l’AFP, qui cite ce vendredi un document de travail gouvernemental, le gouvernement envisagerait de décider entre 2021 et 2025 de construire des réacteurs EPR, si les coûts le permettent.

La filière nucléaire est ainsi appelée à mettre au point avant mi-2021 un “programme industriel” qui garantisse que d’éventuels futurs EPR auront un coût acceptable (évalué entre 60 et 70 euros/mégawattheure), selon l’agence.

“Je vous confirme qu’un document de travail, c’est fait pour travailler (...) différentes hypothèses. Et c’est ce que nous sommes en train de faire sur un différent nombre de sujets qui engagent l’avenir de la France en matière d’énergie”, a dit François de Rugy.

“Est-ce que l’avenir de la filière nucléaire française passe par l’EPR ou pas? C’est une question qui reste ouverte.”

La programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), feuille de route de l’Etat en la matière pour les dix prochaines années, dont l’annonce a plusieurs fois été reportée, doit être dévoilée “à l’automne”.

Caroline Pailliez, édité par Gwénaëlle Barzic

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