October 25, 2018 / 6:51 PM / in 23 days

Près d'un tiers des ruches décimées l'hiver dernier

Près d'un tiers des abeilles des ruches sont mortes l'hiver dernier, un taux près de trois fois supérieur à une mortalité considérée comme normale, montre une enquête publiée jeudi par le ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation. /Photo prise le 27 avril 2018/REUTERS/Vincent Kessler

PARIS (Reuters) - Près d’un tiers des abeilles des ruches sont mortes l’hiver dernier, un taux près de trois fois supérieur à une mortalité considérée comme normale, montre une enquête publiée jeudi par le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation.

Cette enquête, à laquelle ont répondu près de 15.000 apiculteurs français au cours de l’été, confirme le phénomène de surmortalité des abeilles mellifères dénoncé par les professionnels et défenseurs de l’environnement.

“Le taux moyen de mortalité des colonies d’abeilles à l’échelle nationale durant l’hiver 2017-2018 est estimé à 29,4%, très au-delà du taux de 10 % de mortalité hivernale qualifié de ‘normal’ par l’ensemble des acteurs concernés (apiculteurs, scientifiques)”, peut-on lire dans un communiqué du ministère.

Parmi les départements touchés par la mortalité la plus aiguë (plus de 40% des colonies d’abeilles), l’étude recense l’Aisne, le Val d’Oise, l’Essonne, la Haute-Marne, la Haute-Vienne, le Cantal et les Pyrénées-Atlantiques.

Les autorités promettent d’accélérer le déploiement d’observatoires des mortalités, de financer “des analyses toxicologiques quand les mortalités ne sont pas expliquées par d’autres causes aisément mises en évidence” et de poursuivre la rénovation du “dispositif de surveillance des mortalités massives aiguës”.

Elles prônent en outre “une lutte efficace, par tous les apiculteurs, contre le parasite Varroa destructor”, l’une des causes invoquées pour expliquer le phénomène d’effondrement des colonies d’abeilles observé depuis les années 2000, avec les pesticides, certaines pathologies ou les évolutions de la monoculture.

Le 1er septembre dernier, cinq molécules néonicotinoïdes jugées responsables de la surmortalité d’insectes pollinisateurs comme les abeilles ont été interdites, conformément à une loi passée sous le précédent quinquennat.

La loi agriculture et alimentation, adoptée à l’Assemblée le 2 octobre, prévoit en outre d’interdire les “produits phytopharmaceutiques contenant une ou des substances actives présentant des modes d’action identiques à ceux de la famille des néonicotinoïdes”.

Julie Carriat, édité par Myriam Rivet

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