October 22, 2018 / 8:28 PM / a month ago

Pas de CSG progressive pour les retraités, dit Buzyn

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn (photo), dit dans un entretien à la presse ne pas être d'accord avec la proposition de certains députés de la majorité de rendre la contribution sociale généralisée (CSG) progressive afin de limiter l'impact de sa hausse pour les retraités les plus modestes. /Photo prise le 17 octobre 2018/REUTERS/Gonzalo Fuentes

PARIS (Reuters) - La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, dit dans un entretien à la presse ne pas être d’accord avec la proposition de certains députés de la majorité de rendre la contribution sociale généralisée (CSG) progressive afin de limiter l’impact de sa hausse pour les retraités les plus modestes.

Une quarantaine de députés La République en marche (LaRem) ont demandé début octobre au gouvernement de revenir sur la hausse de 1,7 point de la CSG appliquée depuis le 1er janvier 2018.

Ils proposent, pour la loi de financement de la Sécurité sociale 2019, d’appliquer un taux de 6,6 % de la CSG, et non de 8,3%, sur les pensions de retraite et d’invalidité dont le revenu fiscal de référence (RFR) est compris entre 1.200 euros et 1.600 euros nets par mois pour les personnes seules et entre 1.830 euros et 2.440 euros nets par mois pour les couples.

“Ce niveau de revenu, supérieur au revenu médian des retraités de 1.500 euros par mois, permettrait à la moitié d’entre eux de ne plus subir la hausse de la CSG, comme votée à l’automne 2017”, expliquent-ils.

“Je ne suis pas favorable à une CSG plus progressive”, déclare Agnès Buzyn dans un entretien aux Echos à paraître mardi.

“Il faut arrêter de créer des seuils, qui génèrent ensuite des débats sans fin et des incompréhensions. Cet amendement conduirait à opposer les retraités entre eux.”

Elle ajoute qu’elle insistera auprès des parlementaires pour leur présenter “l’impact” des actions menées par le gouvernement au bénéfice des retraités “qui ne passe pas par des prestations monétaires”.

Le soutien des seniors auprès de l’exécutif s’effrite. En mai 2017, 67% des retraités approuvaient l’action d’Emmanuel Macron. Un an et demi plus tard, ils ne sont plus que 31%, soit une baisse de 36 points, selon le baromètre de popularité Ifop-Le JDD.

Les syndicats de retraités ont appelé à manifester le 3 octobre et le 18 octobre pour dénoncer l’érosion de leur pouvoir d’achat. La semaine dernière, quelque 15.000 retraités se sont rassemblés à Paris, selon les organisateurs, 3.500 selon la préfecture de police.

Caroline Pailliez, édité par Danielle Rouquié

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