October 22, 2018 / 5:08 PM / 2 months ago

Talamoni veut un statut fiscal particulier pour la Corse

Le président de l'Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni (photo), a exigé lundi un statut fiscal particulier pour l'île à l'issue d'une rencontre avec le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, après la publication d'un rapport controversé de l'Inspection générale des finances (IGF) sur le sujet. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

AJACCIO (Reuters) - Le président de l’Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, a exigé lundi un statut fiscal particulier pour l’île à l’issue d’une rencontre avec le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, après la publication d’un rapport controversé de l’Inspection générale des finances (IGF) sur le sujet.

Bruno Le Maire, qui a tenu à Ajaccio une réunion publique avec les élus et personnalités économiques de l’île, a, dans les colonnes de Corse-Matin, expliqué que “certaines idées développées dans le rapport me semblent utiles, d’autres ne seront pas reprises, comme la hausse de la TVA sur le vin produit en Corse ou sur la construction neuve”.

“Nous arrivons maintenant à une phase de décision politique”, a-t-il ajouté dans cet entretien publié quelques heures avant le début de sa visite.

Devant les élus, il a imaginé une Corse “modèle en Europe d’une réussite économique”.

Mais si les trois domaines sur lesquels Bercy veut concentrer le tir - le tourisme (qui pèse pour environ un tiers dans le PIB insulaire selon l’Insee), le numérique (où l’île accuse du retard) et l’agriculture (environ 2% du PIB), la principale pierre d’achoppement des discussions réside dans le statut fiscal particulier voulu par l’Assemblée de Corse.

Jean-Guy Talamoni s’est montré prudent, encore “échaudé” par le rapport “méprisant” de l’IGF brossant le portrait de Corses, “privilégiés” de la République. 

“Même si je suis satisfait que le rapport de l’IGF semble être écarté, nous sommes au début d’un processus visant à bâtir le statut particulier fiscal et social de la Corse car, pour l’heure, nos entreprises ne sont pas à égalité avec celles du continent : nous demandons le respect du droit et de la justice, pas un privilège”, a-t-il déclaré à la presse.

L’élu nationaliste se réfère à l’article 174 du traité européen visant à prendre en compte la spécificité géographique et démographique d’une région.

“Aujourd’hui, en Corse, il n’y a pas de statut, mais un régime hétéroclite de mesures. Or nous voulons qu’il y ait un document homogène aussi bien pour la fiscalité du patrimoine que pour la fiscalité indirecte”, a-t-il dit.

Paul Ortoli, édité par Yves Clarisse

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