October 19, 2018 / 6:26 PM / in a month

May serait prête à renoncer à une exigence clé sur le Brexit

Theresa May et le président du Conseil européen, Donald Tusk. Theresa May serait prête à renoncer à l'une de ses principales exigences dans les négociations sur le Brexit afin de résoudre la question de la frontière irlandaise et d'ouvrir la voie à un accord avec l'UE, rapporte vendredi Bloomberg. /Photo prise le 19 octobre 2018/REUTERS/Yves Herman

(Reuters) - Theresa May serait prête à renoncer à l’une de ses principales exigences dans les négociations sur le Brexit afin de résoudre la question de la frontière irlandaise et d’ouvrir la voie à un accord avec l’Union européenne sur la sortie du Royaume-Uni en mars 2019, rapporte vendredi Bloomberg en citant des personnes au fait du dossier.

Cette concession de la Première ministre britannique pourrait aboutir à ce que le Royaume-Uni reste lié indéfiniment aux règles douanières européennes, ce que réclament depuis longtemps Bruxelles et les milieux d’affaires, au risque de provoquer une crise gouvernementale à Londres.

La question de la frontière entre la République d’Irlande et la province britannique d’Irlande du Nord bloque depuis des mois les négociations sur le Brexit.

Londres et Bruxelles ont convenu en décembre dernier de tout faire pour empêcher le rétablissement d’une frontière physique mais divergent sur les moyens d’y parvenir.

Jusqu’à présent, Theresa May insiste pour que le mécanisme de sauvegarde (“backstop”) de la frontière soit strictement limité dans le temps, afin de permettre au Royaume-Uni de pouvoir s’affranchir à une date prédéterminée des règles européennes pour conclure ses propres accords de libre-échange.

Selon les sources citées par Bloomberg, Londres serait d’accord pour que ce filet de sécurité soit illimité dans le temps, afin de garantir une solution “durable”.

Lors d’une conférence téléphonique avec des chefs d’entreprise vendredi soir, Theresa May a cependant assuré que ce “backstop” ne serait nécessaire que pour une période temporaire, ont rapporté les services de la Première ministre.

La livre sterling et l’euro ont gagné du terrain face au dollar après les informations de Bloomberg.

La devise britannique s’appréciait de 0,37% face au billet vert vers 18h00 GMT à 1,3066 dollar. Au même moment, la monnaie unique prenait 0,49% contre le dollar à 1,1508 après un pic à 1,1534.

Kanishka Singh à Bangalore; Jean-Stéphane Brosse pour le service français, avec Marc Angrand

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