October 19, 2018 / 9:55 AM / 2 months ago

RPT-Après la sortie de Mélenchon sur l'accent, LaRem propose une loi

La députée La République en Marche (LaRem) Laetitia Avia a annoncé son intention de déposer une proposition de loi visant à reconnaître la "glottophobie" - discrimination linguistique liée à l'accent - dans le sillage des railleries de Jean-Luc Mélenchon à l'égard d'une journaliste de Toulouse. /Photo prise le 18 octobre 2018/REUTERS/Gonzalo Fuentes

PARIS (Reuters) - (Répétition lettre superflue, § 6)

La députée La République en Marche (LaRem) Laetitia Avia a annoncé son intention de déposer une proposition de loi visant à reconnaître la “glottophobie” - discrimination linguistique liée à l’accent - dans le sillage des railleries de Jean-Luc Mélenchon à l’égard d’une journaliste de Toulouse.

“Parle-t-on moins français avec un accent? Doit-on subir des humiliations si on a pas d’intonations standardisées? Parce que nos accents sont notre identité, je dépose, avec des députés LaRem, une proposition de loi pour reconnaître la glottophobie comme source de discrimination”, a-t-elle annoncé dans un message publié jeudi soir sur Twitter.

“L’accent, qu’il soit mosellan, ch’ti, du sud, parisien, ou encore banlieusard, qu’il soit particulièrement prononcé ou qu’il s’entende sur quelques intonations subtiles, est partie intégrante de l’identité de nombreux Français”, est-il expliqué dans le texte de la proposition de loi, qui accompagne ce message.

Selon ce document, la “glottophobie”, théorisée en 2016, ne fait pas partie des critères de discrimination identifiés dans le Code pénal.

La décision de faire figurer ou non cette proposition de loi à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale relève de la Conférence des présidents. L’hémicycle venant d’entamer le traditionnel “marathon budgétaire” de l’automne, il est peu probable que ce texte, s’il était retenu, soit examiné avant le mois de décembre.

Cette initiative de l’élue parisienne, porte-parole de LaRem, intervient après des moqueries mercredi à l’Assemblée nationale de Jean-Luc Mélenchon à l’encontre d’une journaliste de France 3 originaire de Toulouse qui l’interrogeait au lendemain de la perquisition houleuse dans des locaux de La France insoumise (LFI).

Interpellé sur le fait qu’il avait décrit “les déboires judiciaires de (François) Fillon et de (Marine) Le Pen” pendant la campagne pour la présidentielle de 2017 comme une “décadence de la République”, le député de Marseille a d’abord demandé à la journaliste ce qu’elle voulait dire en imitant son accent.

Le chef de file de LFI avait ensuite demandé aux autres journalistes présents s’ils avaient “une question formulée en français et à peu près compréhensible”, dans une séquence largement relayée sur les réseaux sociaux.

Myriam Rivet, édité par Yves Clarisse

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