October 19, 2018 / 8:14 AM / in a month

Confusion sur le calendrier de sortie du glyphosate

Le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume (photo) a réaffirmé vendredi la promesse d'Emmanuel Macron d'interdire le glyphosate, mais dans un calendrier mouvant, et a appelé à l'apaisement à l'heure où les plaintes contre l'herbicide se multiplient. /Photo prise le 17 octobre 2018/REUTERS/Gonzalo Fuentes

PARIS (Reuters) - Le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume a réaffirmé vendredi la promesse d’Emmanuel Macron d’interdire le glyphosate, mais dans un calendrier mouvant, et a appelé à l’apaisement à l’heure où les plaintes contre l’herbicide se multiplient.

“Dans ce quinquennat nous connaîtrons la fin du glyphosate”, a déclaré le nouveau ministre de l’Agriculture sur RTL vendredi, avant d’ouvrir la porte à un report de plusieurs mois de l’échéance de 2020 initialement fixée par Emmanuel Macron.

“Nous sommes à deux ans et demi de cette échéance, si c’est trois ans et quelques mois, ce n’est pas le sujet”.

Le ministre a ensuite assuré dans un message sur son compte Twitter: “La France sortira bien de l’utilisation du glyphosate d’ici la fin 2020”.

L’ancien socialiste a justifié le refus de la majorité de voter un amendement inscrivant dans la loi l’interdiction du glyphosate à l’horizon 2020-2021 et appelé à l’apaisement, à l’heure où des députés disent avoir reçu des menaces pour ne pas avoir voté cette interdiction.

“Si nous avions mis dans la loi la sortie du glyphosate, aujourd’hui pour un certain nombre d’agriculteurs nous serions dans l’impasse”, a-t-il déclaré. “Je ne voudrais pas qu’il commence à y avoir des débats un peu durs entre les députés de la majorité et les citoyens.”

En novembre 2017, Emmanuel Macron avait indiqué avoir “demandé au gouvernement de prendre les dispositions nécessaires pour que l’utilisation du glyphosate soit interdite en France dès que des alternatives auront été trouvées, et au plus tard dans 3 ans”.

Quarante-quatre nouvelles plaintes ont été déposées lundi devant le tribunal de Foix (Ariège) contre des fabricants et décideurs qui autorisent le glyphosate, principale substance du Roundup de Monsanto, classée “cancérogène probable” par l’Organisation mondiale de la santé.

Julie Carriat, édité par Yann Le Guernigou

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