October 17, 2018 / 2:26 PM / 2 months ago

Macron interpellé par la soeur d'une Française disparue au Japon

La soeur de Tiphaine Véron, une Française disparue fin juillet au Japon, a interpellé Emmanuel Macron mercredi dans la cour de l'Elysée à l'occasion de la venue à Paris du Premier ministre japonais Shinzo Abe. /Photo prise le 17 octobre 2018/REUTERS/Gonzalo Fuentes

PARIS (Reuters) - La soeur de Tiphaine Véron, une Française disparue fin juillet au Japon, a interpellé Emmanuel Macron mercredi dans la cour de l’Elysée à l’occasion de la venue à Paris du Premier ministre japonais Shinzo Abe.

“M. le Président, je suis la soeur de Tiphaine Véron disparue au Japon”, a lancé à deux reprises Sibylle Véron, au chef de l’Etat alors que ce dernier remontait les marches du perron de l’Elysée avec le chef du gouvernement nippon avant leur déjeuner de travail.

“Nous allons l’évoquer, nous allons l’évoquer mais dans un cadre approprié parce que je traite les sujets en profondeur”, a répondu Emmanuel Macron. “L’équipe diplomatique va vous prendre en charge mais je n’ai pas l’habitude de traiter ces sujets-là devant la presse et comme ça”.

Sibylle Véron a ensuite été invitée à entrer dans l’Elysée par la cellule diplomatique du chef de l’Etat.

Le parquet de Poitiers, dont est originaire Tiphaine Véron, a annoncé le 18 septembre l’ouverture d’une information judiciaire pour enlèvement et séquestration après la disparition de la jeune femme de 36 ans le 29 juillet dernier alors qu’elle se trouvait en vacances à Nikko.

Le procureur avait précisé qu’il s’agissait d’une procédure technique sans lien à ce stade avec une “piste criminelle”, la procédure de “disparition inquiétante” n’étant pas adaptée au Japon.

Début août, le Quai d’Orsay avait assuré que son centre de crise et l’ambassade de France au Japon étaient “pleinement mobilisés” et “en relation quotidienne” avec la famille de la jeune femme, épileptique.

“Aujourd’hui, nous restons très inquiets sur la façon dont sont menées les recherches pour retrouver Tiphaine”, a confié Damien Véron, le frère de Tiphaine, au Parisien mardi. “Les officiers de la police japonaise n’ont pas ménagé leurs efforts. Mais l’enquête est confiée à un petit commissariat qui doit compter, en tout et pour tout, 60 personnes.”

Estimant qu’Emmanuel Macron était leur “dernier espoir”, il a souhaité la mise en place de “moyens plus importants” et que “Tokyo soutienne davantage l’enquête”. “On perd beaucoup de temps... Nous avons besoin de savoir.”

Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse

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