October 17, 2018 / 12:51 PM / a month ago

Pour le RN, Mélenchon a prouvé qu'il n'était "pas solide"

PARIS (Reuters) - L’attitude de Jean-Luc Mélenchon lors de perquisitions tumultueuses à son domicile et dans des locaux de la France insoumise a démontré qu’il n’était pas “solide”, a déclaré mercredi le député Rassemblement national Sébastien Chenu.

L'attitude de Jean-Luc Mélenchon lors de perquisitions tumultueuses à son domicile et dans des locaux de la France insoumise a démontré qu'il n'était pas "solide", a déclaré mercredi le député Rassemblement national Sébastien Chenu (photo). /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

Sur le fond, le chef de file de LFI a reçu le soutien du RN (ex-Front national), lui-même visé par des enquêtes judiciaires touchant au financement de ses activités politiques, mais, sur la forme, les images tournées lors des perquisitions, mardi, sont “dévastatrices” aux yeux de Sébastien Chenu.

“On ne donne pas les clefs d’un pays à quelqu’un qui force des portes”, a-t-il dit à Reuters.

“Quand il prend ses premiers coups, qui sont rudes, il dérape”, a-t-il ajouté à propos du député des Bouches-du-Rhône, qu’il qualifie d’”opposant de carton pâte”. “Il n’est pas solide parce qu’il n’est habitué en réalité à prendre ces coups-là.”

Sur les images des perquisitions, on peut notamment voir Jean-Luc Mélenchon apostropher avec véhémence des policiers et un magistrat, le doigt pointé sur eux, et tenter avec d’autres personnes d’ouvrir une porte par la force.

Ces perquisitions ont eu lieu dans le cadre de deux enquêtes préliminaires conduites par le parquet de Paris, l’une portant sur l’emploi des assistants parlementaires européens de LFI, l’autre sur les comptes de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon, en 2017.

“Il est le miroir de ce qu’a été le Front il y a trente ans”, selon Sébastien Chenu, qui a souligné les similitudes entre la scène de mardi et un déplacement houleux de Jean-Marie Le Pen, cofondateur du FN, à Mantes-la-Jolie en 1997.

“Mélenchon, c’est un peu ça : on parle fort, on fait de la politique spectacle, on fait des coups, on gueule, on malmène etc.”, a-t-il dit. “Et à un moment, ça dérape.”

Le parti lepéniste est au centre de plusieurs procédures judiciaires dont l’une, relative à des soupçons d’emplois fictifs au Parlement européen, vaut à Marine Le Pen une mise en examen pour “détournement de fonds publics”.

La présidente du RN dénonce régulièrement des “persécutions” et un supposé “gouvernement des juges”.

Simon Carraud, édité par Yves Clarisse

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