October 11, 2018 / 10:06 AM / 2 months ago

De "nombreux" socialistes approchés par l'exécutif, dit Faure

PARIS (Reuters) - De “nombreux” socialistes ont été approchés en vue du remaniement ministériel mais ont refusé d’entrer au gouvernement pour ne pas offrir de caution de gauche à la politique économique et sociale d’Emmanuel Macron, a déclaré jeudi le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure.

De "nombreux" socialistes ont été approchés en vue du remaniement ministériel mais ont refusé d'entrer au gouvernement, a déclaré jeudi le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure. /Photo d'archives/REUTERS/Christian Hartmann

Le “patron” du PS a dit en avoir été informé par certaines personnes contactées, tel le président socialiste du conseil départemental de Meurthe-et-Moselle, Mathieu Klein, qui a fait publiquement savoir qu’il avait refusé un poste.

“Nombreux ont été, paraît-il, sollicités et aucun n’a accepté”, a déclaré Olivier Faure sur franceinfo. “Certains m’en ont fait part”, a-t-il ajouté, précisant qu’il n’avait “dissuadé personne” d’accepter la proposition d’entrer au gouvernement.

“Il y a une volonté du chef de l’État d’afficher des prises de guerre, une volonté d’équilibrer en communication une politique qui, elle, est à droite, par des hommes ou des femmes qui sont identifiés à la gauche. Mais la vérité, c’est qu’il n’y parvient pas”, a déclaré le premier secrétaire.

“Aujourd’hui, celles et ceux qui ont vraiment fait le choix de rester à gauche ne peuvent s’engager dans un gouvernement qui en réalité est à l’inverse de ce que nous pourrions faire nous-mêmes au pouvoir”, a ajouté Olivier Faure, qui considère Emmanuel Macron comme un “néolibéral”.

Certains socialistes contactés “ont été surpris, pour ne pas dire choqués”, a-t-il aussi rapporté.

A la question de savoir si les sollicitations avaient concerné des membres de la direction du PS, il a répondu : “Pas à ma connaissance et cela ne me paraît pas imaginable.”

MÉADEL POSSIBLE ENTRANTE

Le remaniement provoqué par le départ de Gérard Collomb du ministère de l’Intérieur aura lieu au plus tôt vendredi soir et se traduira par l’entrée et le départ de plusieurs ministres, a fait savoir mercredi la présidence de la République.

“Le gouvernement doit correspondre à des équilibres : paritaire, société civile, monde politique, les diverses sensibilités qui composent la majorité présidentielle”, a précisé l’entourage du chef de l’Etat.

Parmi les possibles entrants figure Juliette Méadel, ex-socialiste dotée d’une expérience gouvernementale comme secrétaire d’Etat à l’Aide aux victimes sous François Hollande.

Soutien de Manuel Valls à la primaire de la gauche début 2017, elle avait appelé à voter pour Emmanuel Macron dès le premier tour de l’élection présidentielle, avant d’être battue aux législatives en Seine-et-Marne.

Il y a quelques mois, elle a participé à la demande de l’Elysée au groupe de travail sur l’élaboration du Service national universel (SNU).

Lors du remaniement de novembre 2017, Olivier Dussopt, alors membre du conseil national du Parti socialiste, avait accepté le maroquin de secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics.

Plusieurs ex-socialistes sont devenus des piliers du gouvernement d’Emmanuel Macron, tels le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves le Drian et le secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement, Christophe Castaner.

Elizabeth Pineau avec Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse

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