October 10, 2018 / 5:14 AM / 2 months ago

Polynésie: Plainte à la CPI contre la France pour les essais nucléaires

Vue aérienne de l'île de Bora-Bora en Polynésie française. Le parti indépendantiste de Polynésie française a déposé une plainte devant la Cour pénale internationale (CPI) pour crime contre l'humanité visant l'Etat français pour les essais nucléaires menés pendant 30 ans dans le Pacifique, a annoncé mardi son chef de file Oscar Temaru devant une commission des Nations unies à New York. /Photo d'archives/REUTERS

PAPEETE (Reuters) - Le parti indépendantiste de Polynésie française a déposé une plainte devant la Cour pénale internationale (CPI) pour crime contre l’humanité visant l’Etat français pour les essais nucléaires menés pendant 30 ans dans le Pacifique, a annoncé mardi son chef de file Oscar Temaru devant une commission des Nations unies à New York.

La France a mené des essais nucléaires dans les atolls de Mururoa et Fangataufa, d’abord dans l’atmosphère puis en sous-sol, jusqu’en 1996.

La CPI est saisie depuis le 2 octobre dernier et la plainte vise une période ayant commencé le 2 juillet 1966, date du premier essai nucléaire atmosphérique en Polynésie française, a dit Oscar Temaru devant la 4e commission de l’ONU chargée notamment de la décolonisation.

Selon le parti indépendantiste, les expérimentations nucléaires françaises dans le Pacifique Sud ont eu des effets environnementaux et sanitaires importants en Polynésie, certains intervenants évoquant même “génocide”.

Un représentant de l’administration polynésienne a dit s’étonner de l’évocation d’un génocide, ajoutant que la population polynésienne est passée de 96.177 personnes en 1966 (recensement officiel) à 275.918 personnes en 2017.

Des juristes estiment que la plainte des indépendantistes ne devrait pas aboutir, la CPI n’étant compétente que face à des crimes graves et répétés, commis après le 1er juillet 2002, qui touchent l’ensemble de la communauté internationale.

Seul le Conseil de sécurité de l’ONU, dont la France est un membre permanent, a le pouvoir de saisir le procureur de la CPI pour des faits antérieurs au 1er juillet 2002.

Daniel Pardon, édité par Jean Terzian

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