October 5, 2018 / 11:34 AM / 2 months ago

Une deuxième ourse relâchée par hélicoptère dans les Pyrénées

Une deuxième ourse slovène a été relâchée vendredi par hélicoptère dans les Pyrénées-Atlantiques pour contourner les éleveurs opposés à ce nouveau plan de réintroduction des plantigrades. /Photo prise le 26 juin 2018/REUTERS/Ilya Naymushin

BORDEAUX (Reuters) - Une deuxième ourse slovène a été relâchée vendredi par hélicoptère dans les Pyrénées-Atlantiques pour contourner les éleveurs opposés à ce nouveau plan de réintroduction des plantigrades, a annoncé François de Rugy dans une vidéo.

“C’est un jour particulier pour les Pyrénées, c’est un jour particulier pour la protection de la nature et de la biodiversité dans notre pays. Je suis en mesure de confirmer aujourd’hui que deux ours femelles ont été réintroduites dans le Béarn, dans les Pyrénées-Atlantiques”, a déclaré le ministre de la Transition écologique.

Claverina et Sorita ont été réintroduites dans une région où il n’y avait plus que deux ours mâles.

La deuxième ourse a été déposée vendredi sur les hauteurs de la vallée d’Ossau en début de matinée. Jeudi matin, la première des deux avait été déposée dans la vallée d’Aspe voisine.

Cent-cinquante éleveurs déterminés à s’opposer à la réintroduction avaient occupé en vain les routes dans les vallées béarnaises, ce que François de Rugy avait dénoncé et jugé “inacceptable” sur franceinfo. Il avait également précisé que le coût de l’opération était de 350.000 euros.

Des éleveurs anti-ours se trouvaient dans les vallées vendredi matin pour effrayer les ourses et les éloigner des troupeaux. “On va faire des battues et, de toute façon, ça finira certainement mal”, avait dit jeudi à la presse Olivier Maurin, porte-parole des anti-ours.

“Je sais les mécontentements de certains, notamment les éleveurs, la colère même parfois. On ne peut pas accepter qu’il y ait des menaces, mais le dialogue aura toujours toute sa place, et je continuerai à dialoguer avec tous les acteurs”, a dit François de Rugy vendredi dans sa vidéo.

La tension dans les Pyrénées était montée d’un cran à la fin du mois d’août dans le village d’Etsaut, près d’Oloron-Sainte-Marie, où les anti-ours avaient jeté des sacs de sang et déposé des cadavres de brebis devant la mairie favorable à la réintroduction des plantigrades.

Les associations spécialisées ont compté au moins 43 ours dans les Pyrénées au début du mois d’avril dernier. Le plan de renforcement de la population des ours a débuté au milieu des années 90.

Claude Canellas, édité par Yves Clarisse

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below