October 1, 2018 / 8:35 PM / 21 days ago

Collomb offre sa démission, Macron le maintient au gouvernement

PARIS (Reuters) - Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a présenté lundi sa démission à Emmanuel Macron mais le chef de l’Etat l’a refusée et a maintenu au gouvernement l’ancien maire de Lyon qui souhaite se présenter aux municipales en 2020, a-t-on appris auprès de l’Elysée, confirmant une information du Figaro.

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a présenté lundi sa démission à Emmanuel Macron mais le chef de l'Etat l'a refusée et a maintenu au gouvernement l'ancien maire de Lyon qui souhaite se présenter aux municipales en 2020. /Photo d'archives/REUTERS/Gonzalo Fuentes

“Face aux attaques dont le ministre fait l’objet depuis qu’il a confirmé qu’il serait candidat, le moment venu, à la mairie de Lyon, le président de la République lui a renouvelé sa confiance et lui a demandé de rester pleinement mobilisé pour sa mission pour la sécurité des Français”, a-t-on précisé à l’Elysée.

Le ministre de l’Intérieur “ne souhaitait pas”, selon le quotidien, “que Beauvau soit déstabilisé par une décision politique qui le concernait, à savoir le choix très personnel de se représenter à la mairie de Lyon aux prochaines municipales”.

Place Beauvau, on confirme les “explications” données par le ministre au Figaro pour justifier la présentation de cette démission. “Le ministre d’Etat aura l’occasion de s’exprimer davantage prochainement”, ajoute-t-on.

Plus tôt, une source au ministère faisait état d’une “tension au cabinet” lundi soir, et précisait qu’un déplacement du ministre en Guinée avait été annulé. “C’est compliqué depuis l’annonce de sa candidature” à Lyon, admettait-on.

Il y a deux semaines, le ministre de l’Intérieur, qui compte parmi les fidèles de la première heure d’Emmanuel Macron, a annoncé qu’il entendait se porter candidat aux municipales de 2020 et a évoqué 2019, “après la bataille des européennes”, comme date de départ possible.

Cette annonce a déclenché les critiques de l’opposition, qui s’est indignée du maintien d’un ministre à “temps partiel”, à l’esprit occupé par l’échéance du scrutin, selon les termes du vice-président des Républicains Guillaume Peltier.

Emmanuel Jarry et Jean-Baptiste Vey, édité par Julie Carriat et Pierre Sérisier

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