September 28, 2018 / 1:37 PM / 2 months ago

Le premier questeur assume la hausse des dépenses à l'Assemblée

PARIS (Reuters) - Le premier questeur de l’Assemblée nationale, Florian Bachelier (La République en marche), a justifié vendredi le niveau de dépenses à l’Assemblée nationale, qui devrait largement dépasser son budget alloué pour 2019.

Le premier questeur de l'Assemblée nationale, Florian Bachelier (La République en marche), a justifié vendredi le niveau de dépenses à l'Assemblée nationale, qui devrait largement dépasser son budget alloué pour 2019. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

Selon un document cité par Le Parisien/Aujourd’hui en France, le Palais-Bourbon devra puiser près de 47 millions d’euros dans ses réserves l’an prochain, alors qu’il avait anticipé 28,4 millions à la fin de l’année 2017.

“Les charges prévisionnelles de l’exercice 2019 sont supérieures à la dotation de l’État et aux recettes propres à l’Assemblée”, indique le document cité par le quotidien, qui ajoute qu’”à plus long terme, la question de l’équilibre du budget devra être reconsidérée”.

Interrogé sur RTL, Florian Bachelier a mis en avant la nécessaire “modernisation” du travail des députés, qui passe par des “investissements”.

“La réalité, c’est qu’on a un cap, une méthode et un agenda”, a dit ce proche du nouveau président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand.

“Le cap, c’est de bâtir une Assemblée nationale qui soit moderne et efficace : ça passe par des investissements en termes de rattrapage numérique, de collaborateurs”, a-t-il expliqué. “On a une méthode qui est la mise en place des outils de toute organisation de notre temps : une direction des achats, un outil de pilotage des ressources humaines, la formation aux nouveaux métiers et puis un agenda qui est celui de la mandature, cinq ans”.

“Quand on a 2.300 milliards d’euros de dettes en France, je dis qu’il faut prélever sur les réserves, tout le monde fait des efforts, le Parlement doit en faire”, a-t-il aussi fait valoir.

Le rapport cité par Le Parisien évoque notamment l’acquisition, décidée en 2016, pour 63 millions d’euros de l’hôtel de Broglie, bâtiment de 7.000 m2 voisin de l’Assemblée.

Le régime des retraites des députés est aussi montré du doigt. Une enveloppe de 67 millions d’euros lui est allouée pour l’année 2018 et elle va augmenter de 11% l’an prochain par rapport au budget initial.

“Le renouvellement de l’Assemblée a été beaucoup plus important que nos prédécesseurs l’avaient estimé et donc on a des départs en retraite beaucoup plus importants que ce qui était prévu”, a expliqué Florian Bachelier.

Le premier questeur a aussi justifié la hausse des frais de secrétariat, de taxi ou encore liés à l’acquisition de tablettes pour les élus et leurs collaborateurs.

“Ce sont, pour la plupart d’entre elles, des dépenses d’investissement nécessaires à la modernisation de l’Assemblée et à l’efficacité du travail des parlementaires. Elles se substituent à des frais de papier ou de photocopies”, a-t-il dit. “Un investissement ça se rationalise, et c’est ce qu’on fait avec un plan quinquennal”.

Le budget annuel total de l’Assemblée nationale est d’environ 550 millions d’euros.

Elizabeth Pineau et Sophie Louet, édité par Yann Leguernigou

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