September 27, 2018 / 1:45 PM / 2 months ago

Le gendre d'Hélène Pastor nie être impliqué dans son meurtre

AIX-EN-PROVENCE, Bouches-du-Rhône (Reuters) - Le gendre d’Hélène Pastor a de nouveau nié avec force jeudi, devant la cour d’assises des Bouches-du-Rhône, avoir été le commanditaire du meurtre de la milliardaire monégasque et de son chauffeur.

Le gendre d'Hélène Pastor a de nouveau nié avec force jeudi, devant la cour d'assises des Bouches-du-Rhône, avoir été le commanditaire du meurtre de la milliardaire monégasque et de son chauffeur. /Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer

“Je n’ai jamais commandité quoi que ce soit”, a dit à l’audience Wojciech Janowski, 69 ans, ex-consul honoraire de Pologne à Monaco et gendre de la victime.

“Il n’y a aucune preuve contre moi, le dossier est vide”, a-t-il ajouté d’une voix ferme, n’hésitant pas à couper la parole au président de la cour ou à rabrouer les avocats des parties civiles auxquels il a demandé de ne pas “construire des châteaux dans le sable”.

Le compagnon durant 28 ans de Sylvia Ratkowski, la fille d’Hélène Pastor, est incarcéré depuis sa mise en examen en juin 2014 pour des faits supposés de “complicité d’homicides volontaires avec préméditation, guet-apens, association de malfaiteurs et subornation de témoin”.

Un temps qu’il a mis à profit pour parfaire un français qu’il semble désormais parfaitement maîtriser même s’il réclame souvent à l’accusation de préciser le sens de ses questions. “La force de l’exactitude du sens des mots m’échappe encore très souvent”, glisse-t-il.

Wojciech Janowski dénonce aussi une garde à vue “excessivement dure”, dont les documents ont “été falsifiés” ou se sont, selon lui, révélés être des faux. “Il y a beaucoup de questions et de réponses qui ont disparu”, souligne-t-il.

Affirmant d’abord tout ignorer de ce double assassinat, il avait lors de sa garde à vue accusé son coach sportif, Pascal Dauriac, d’en être l’instigateur avant de reconnaître en être le commanditaire, puis de revenir sur ses aveux.

“J’ai menti pour protéger ma femme. J’ai dit que je suis coupable pour la faire libérer. Je ferai pareil aujourd’hui”, affirme-t-il en précisant avoir passé des aveux pour obtenir la levée de garde à vue de son épouse, malade d’un cancer.

Mercredi, son coach sportif avait réaffirmé devant la cour ce qu’il n’a cessé de répéter devant les enquêteurs, à savoir que Wojciech Janowski lui a bien demandé de “trouver quelqu’un pour liquider la vieille”.

Pascal Dauriac se tournera finalement vers son beau-frère Abdelkader Belkhatir pour recruter les exécutants. “Les accusés, je ne les connais pas sauf Dauriac. Mais je ne lui ai donné aucun argent. Les preuves l’accusent, il a commis un crime inimaginable”, se défend l’ex-consul honoraire.

A un des avocats de la famille Pastor qui s’étonne de sa sérénité dans le box des accusés, il répond sans détour : “Ce n’est pas parce que je suis calme que je suis coupable”.

Dix personnes au total, dont plusieurs encourent la réclusion à perpétuité, comparaissent jusqu’au 19 octobre devant la cour d’assises des Bouches-du-Rhône pour les meurtres prémédités de l’héritière de la plus grosse fortune de Monaco et de son chauffeur, le 6 mai 2014 à la sortie de l’hôpital de Nice (Alpes-Maritimes).

Jean-François Rosnoblet, édité par Sophie Louet

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