September 27, 2018 / 7:30 AM / 20 days ago

LaRem fait cause commune avec Verhofstadt et Renzi sur l'Europe

PARIS (Reuters) - Christophe Castaner a publié jeudi avec le belge Guy Verhofstadt, l’italien Matteo Renzi et l’espagnol Albert Rivera une tribune dans laquelle ils jettent conjointement les bases d’un “projet de refondation” à huit mois des européennes.

Christophe Castaner a publié jeudi avec le belge Guy Verhofstadt (photo), l'italien Matteo Renzi et l'espagnol Albert Rivera une tribune dans laquelle ils jettent conjointement les bases d'un "projet de refondation" à huit mois des européennes. /Photo prise le 7 avril 2018/REUTERS/Eric Vidal

Dans ce texte que publie Libération, le délégué général de La République en marche (LaRem), l’ex-Premier ministre belge, l’ancien président du conseil italien et le président du parti centriste Ciudadanos, en Espagne, ne concluent pas clairement une alliance en vue du scrutin de mai 2019 mais ils posent des jalons en ce sens.

“Nous sommes résolus à ne rien nous interdire. Nous sommes prêts à réformer les traités si la refondation l’exige. Nous sommes décidés à avancer en dépit des blocages, chacun devant aller à son rythme”, écrivent-ils dans cette tribune, signée également par le Premier ministre maltais, Joseph Muscat, Alexander Pechtold, des Démocrates 66 aux Pays-Bas et l’ex-Premier ministre roumain Dacian Ciolos.

“Nous voulons une Europe plus forte, ensemble, donc nous resterons ouverts à ceux qui voudront nous rejoindre sur le parcours”, ajoutent-ils.

Leur “projet de refondation” prend comme contre-exemple la française Marine Le Pen, président du Rassemblement national (ex-Front national), l’italien Matteo Salvini, dirigeant de la Ligue et ministre de l’Intérieur, et le hongrois Viktor Orban, au pouvoir dans son pays.

“Il nous reste ainsi huit mois pour convaincre, dans chacun de nos pays, que l’Europe mérite ce nouveau projet, et que les citoyens méritent cette nouvelle Europe”, écrivent encore les signataires, appelant à “dépasser pour de bon les clivages”.

Les auteurs appartiennent tous à des formations pro-européennes classées au centre ou au centre-gauche.

Dans la perspective du scrutin de mai, la question des alliances se pose avec une acuité particulière pour LaRem, le parti d’Emmanuel Macron, qui n’a pas de partenaires historiques en Europe compte tenu de son jeune âge, contrairement aux Républicains ou au Parti socialiste.

Guy Verhofstadt, président du groupe libéral et démocrate au Parlement européen, avait fait au début du mois une offre au président français mais il avait alors reçu une réponse prudente de la part de Christophe Castaner - “Nous ne sommes pas dans une logique d’alliance.”

Simon Carraud, édité par Eric Faye

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