September 25, 2018 / 4:40 PM / 22 days ago

Brexit: L'UE ouverte à une zone limitée de libre échange

BRUXELLES (Reuters) - Les négociateurs de l’Union européenne sont prêts à offrir à Theresa May une zone de libre-échange, limitée géographiquement, après le Brexit mais, contrairement à ce que prévoit le plan britannique de Chequers, il faudra en dehors de cette zone une frontière douanière qui ne permettra pas des échanges commerciaux totalement fluides (“frictionless”), souligne un document interne de l’UE que Reuters a pu consulter.

Les négociateurs de l'UE sont prêts à offrir à Theresa May une zone de libre-échange, limitée géographiquement, après le Brexit, souligne un document internet de l'UE que Reuters a pu consulter. /Phoro prise le 19 juin 2018/REUTERS/Henry Nicholls

Ce document de trois pages, qui expose les arguments que l’UE oppose aux propositions de Londres, cite des propos du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker qui a jugé le 12 septembre que la Première ministre britannique cherchait un Brexit “à la carte” en proposant de rester dans le marché unique pour ce qui concerne les marchandises.

Le plan de Chequers, présenté en juillet par Theresa May, “avantagerait injustement le Royaume-Uni en matière de concurrence”, souligne le document qui salue toutefois les propositions britanniques en vue de mettre en place un nouveau partenariat ambitieux entre Londres et les Vingt-Sept.

A ce propos, l’idée du plan de Chequers sur une “zone de libre-échange”, que l’UE juge envisageable entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande, pourrait constituer un “point de départ”.

Pour l’UE, les produits britanniques ne pourront accéder librement au marché européen que si le Royaume-Uni reste “entièrement lié aux acquis de l’UE, de la même manière que les autres membres du marché unique”.

Puisque Londres rejette cette solution et insiste pour quitter le marché unique et l’union douanière, la seule solution pour l’UE est de proposer aux Britanniques un accord de libre-échange comme ceux passés avec la Canada et le Japon, poursuit le document.

Mais un tel accord “ne peut garantir un commerce entièrement fluide”, souligne-t-il, et il faudra donc une frontière douanière entre la Grande-Bretagne et l’UE après le Brexit, même si les formalités pourraient être simplifiées.

En marge de l’assemblée générale de l’Onu à New York, Theresa May a redit mardi qu’elle préférait un Brexit sans accord plutôt qu’un “mauvais accord qui briserait l’unité du Royaume-Uni”.

Guy Kerivel pour le service français

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