September 21, 2018 / 11:06 AM / a month ago

RPT-La République en marche lance son offensive municipale à Paris

PARIS (Reuters) - (Bien lire 3e circonscription pour Guérini, §14)

A 20 mois des élections municipales, La République en marche a présenté vendredi sa feuille de route pour le scrutin du printemps 2020, en présence de deux candidats putatifs présents au gouvernement, Benjamin Griveaux et Mounir Mahjoubi. /Photo prise le 15 juillet 2018/REUTERS/Charles Platiau

A 20 mois des élections municipales, La République en marche a présenté vendredi sa feuille de route pour le scrutin du printemps 2020, en présence de deux candidats putatifs présents au gouvernement, Benjamin Griveaux et Mounir Mahjoubi.

“Aujourd’hui, c’est la première étape d’un véritable collectif”, a dit le député de Paris Pacôme Rupin devant un parterre d’élus et de journalistes.

Ostensiblement côte à côte mais discrets dans l’expression, le porte-parole du gouvernement et le secrétaire d’Etat au Numérique étaient entourés d’autres élus comme Stanislas Guérini, Pierre Person, Elise Fajgeles et Gilles Le Gendre, nouveau président du groupe LaRem à l’Assemblée nationale.

Tous parient sur une victoire du camp présidentiel aux prochaines municipales, dans une ville où 12 des 18 députés l’ont emporté sous les couleurs de La République en marche aux élections législatives de l’an dernier.

“Une trentaine d’élus parisiens, des conseillers de Paris ou des conseillers d’arrondissement nous ont rejoint”, a rappelé Pacôme Rupin, selon qui LaRem compte aujourd’hui 50.000 adhérents dans la capitale (sur plus de 400.000 au total) et 180 comités locaux répartis dans tous les arrondissements.

En préambule de la future campagne, LaRem lance en octobre l’opération “Paris et moi”, vaste consultation des Parisiens sur “leurs rêves, leurs espoirs, leurs attentes”, a expliqué Margaux Pech, référente LaRem dans le XVIIe arrondissement.

Le mouvement, qui va lancer une webradio dédiée, espère recueillir jusqu’à 10.000 témoignages qui feront l’objet d’une restitution à la fin de l’année.

En vertu des règles définies dans un document transmis jeudi aux cadres du mouvement, les candidats LaRem seront désignés au premier semestre 2019 via un comité d’investiture dans les villes de plus de 9.000 habitants.

A Paris, LaRem doit aussi trouver 520 futurs candidats dans les 17 secteurs à pourvoir. Le mouvement propose à cette fin une formation pour les personnes, pas forcément adhérentes, désireuses de prendre des responsabilités d’élus.

VÉLOS ET RATS

En évitant d’attaquer trop directement la maire socialiste sortante Anne Hidalgo, Pacôme Rupin a plaidé pour un “renouvellement des méthodes” évitant une gestion trop “dogmatique” de la ville.

Une critique à mots couverts de l’actuelle municipalité, confrontée à de multiples problèmes (arrivée de migrants, transports, propreté, notamment) sur fond de querelles internes avec la démission récente du premier adjoint, Bruno Julliard.

Stationnement, traitement des déchets, mobilité, coordination avec les villes de la petite couronne, motivation des agents figurent d’ores et déjà parmi les idées sur la table.

Alors que les candidatures ne seront cristallisées qu’au printemps prochain, LaRem refuse de trop politiser les enjeux.

“Notre adversaire, ce n’est pas Anne Hidalgo. Notre adversaire, c’est ce vélo mal rangé que je vois là, sur la place, ce sont des rats aperçus près du QG d’En Marche, ce sont les tags antisémites sur les murs de la ville”, a dit à Reuters Stanislas Guérini, élu de la 3e circonscription de Paris.

Interrogé sur les ambitions parisiennes de sa famille politique, Gilles Le Gendre affirme qu’il ne saurait s’agir d’un “concours de beauté” mais d’un “défi démocratique qui consiste à montrer qu’on reste au contact des citoyens”.

“Les Français ont une image dégradée de la politique, mais ce sont les maires qui morflent le moins, car les citoyens pensent qu’ils ont de l’influence sur leur vie”, note-t-il.

Aux ambitions de Benjamin Griveaux et Mounir Mahjoubi vient de s’ajouter celle du sénateur LaRem Julien Bargeton, ex-socialiste ayant travaillé aux côtés d’Anne Hidalgo et de son prédécesseur Bertrand Delanoë.

“La compétition est stimulante si elle est bien réglée”, a dit à Reuters le sénateur candidat, qui plaide pour plus d’écologie, un tournant numérique et une “révolution copernicienne” dans l’administration municipale.

Edité par Yves Clarisse

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