September 21, 2018 / 7:36 AM / 25 days ago

La croissance du 2e trimestre confirmée à 0,2%

PARIS (Reuters) - La croissance de l’économie française au 2e trimestre a bien été de 0,2%, soit le même rythme que sur les trois premiers mois de l’année, a confirmé vendredi l’Insee, le net rebond du pouvoir d’achat des ménages ne les ayant pas incités à consommer plus.

La croissance de l'économie française au 2e trimestre a bien été de 0,2%, confirmé vendredi l'Insee. /Photo d'archives/REUTERS/Pascal Rossignol

Au 30 juin, l’acquis de croissance pour l’ensemble de 2018, à savoir l’évolution du PIB si l’activité stagnait complètement au deuxième semestre, s’établit à 1,3%, comme dans les deux précédentes estimations fournies par l’institut statistique.

A ce niveau, l’objectif d’une croissance annuelle moyenne de 1,7% cette année que le gouvernement a repris après avoir envisagé au printemps de la voir monter jusqu’à 2,0%, paraît compliqué à atteindre, à moins d’une très forte accélération en fin d’année.

La Banque de France et l’OCDE viennent de revoir chacun de leur côté leur prévision 2018 pour la France à 1,6%.

Par rapport à la précédente estimation publiée fin août, les composantes de la croissance du 2e trimestre sont quasiment inchangées, à savoir 0,2 point provenant de la demande intérieure et 0,2 point de la variation des stocks des entreprises, la contribution du commerce extérieur étant négative à hauteur de 0,2 point.

Les trois mois du printemps ont bien été marqués par une reprise de l’investissement des entreprises (+1,2%) après sa quasi-stagnation (+0,1%) du premier trimestre.

Mais la consommation des ménages a baissé (-0,1%), une première depuis l’automne 2016, en raison des grèves dans les transports (SNCF et Air France), qui ont affecté les dépenses de services, et de l’impact de la météo clémente sur les achats d’énergie.

Le pouvoir d’achat des Français s’est pourtant nettement repris (+0,7%) après sa forte baisse (-0,5%) du premier trimestre qui tenait notamment à la hausse de la fiscalité (CSG et carburants) et à l’inflation.

L’Insee explique ce rebond par la baisse des impôts sur le revenu et le patrimoine, principalement due au remplacement de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), et à une hausse des prix moins marquée dans le sillage de la facture énergétique.

Les évolutions opposées de la consommation et du pouvoir d’achat ont débouché sur un bond de 0,6 point du taux d’épargne des ménages qui, à 14,3%, retrouve son niveau de fin 2017.

Côté entreprise, leur taux de marge s’est dégradé de 0,5 point, à 31,5%. Il accuse les effets négatifs d’un recul des gains de productivité, d’un léger rebond des salaires réels et de la poursuite de la dégradation des termes de l’échange, souligne l’Insee.

Par ailleurs, le déficit des administrations publiques a légèrement augmenté au deuxième trimestre, à 2,5% du PIB après 2,4% à fin mars.

Yann Le Guernigou

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