September 21, 2018 / 6:40 AM / 3 months ago

Moins de 1.500 morts en raison de la canicule

Moins de 1.500 personnes sont décédées en raison de la canicule, soit dix fois moins qu'en 2003, a déclaré vendredi la ministre de la Santé, Agnès Buzyn. /Photo prise le 31 juillet 2018/REUTERS/Eric Gaillard

PARIS (Reuters) - La vague de chaleur qui s’est abattue sur la France fin juillet-début août a entraîné la mort de 1.480 personnes, soit dix fois moins qu’en 2003, selon le bilan national sur la canicule présenté vendredi par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.

“La surmortalité, qui accompagne systématiquement les épisodes de canicule a été limitée compte tenu de l’intensité de l’épisode subi cette année: 1.480 décès supplémentaires ont été enregistrés par rapport à la moyenne observée aux mêmes périodes des années sans épisode de canicule”, peut-on lire dans le communiqué de presse.

“Ça représente dix fois mois que la canicule de 2003 et moins que les autres épisodes caniculaires que nous avons vécus ces dernières années”, a dit la ministre de la Santé sur CNews.

La canicule de 2003 avait entraîné une surmortalité de l’ordre de 15.000 décès, celle de 2006 de 2.100 décès et celle de 2015, dont les caractéristiques sont comparables à celle de cette année, de 1.739 décès, selon le bilan.

Pour la ministre, “la prévention a porté ses fruits”. “Les hôpitaux n’ont pas été pris d’assaut par des personnes en très grosse difficulté”, dit-elle. Près de 0,55% des passages aux urgences entre le 1er juin et le 15 septembre étaient liés à la chaleur, selon le rapport.

La période de canicule a été observée du 24 juillet au 8 août dans 67 départements, soit la plus longue vague de chaleur connue en France depuis 2006.

Face au réchauffement climatique et la récurrence de ces épisodes, “il faut s’organiser autrement”, dit Agnès Buzyn. “Aujourd’hui, c’est une organisation citoyenne (...) mais je pense aussi qu’il faut organiser nos villes pour qu’elles ne retiennent pas la chaleur aujourd’hui.”

Pour Christian Prud’homme, porte-parole de l’Association des Médecins urgentistes de France, “les collectivités locales ont fait d’énormes efforts en terme de recensement, d’accompagnement des gens qui restent à domicile” afin de limiter l’impact.

Il en appelle cependant à la “responsabilité de l’Etat”. Les moyens mis à disposition des maisons de retraites pour les “personnes les plus fragiles (...) n’ont pas été au rendez-vous”, a-t-il dit sur BFMTV.

Caroline Pailliez, édité par Yves Clarisse

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