September 18, 2018 / 5:25 PM / 3 months ago

Collomb lance les "quartiers de reconquête républicaine"

Gérard Collomb a lancé mardi la mise en place des "quartiers de reconquête républicaine" (QRR) au lendemain d'un réglement de comptes entre bandes qui a coûté la vie à un adolescent à Saint-Denis, près de Paris, et suscité l'émotion des élus locaux. /Photo prise le 13 juin 2018/REUTERS/Benoit Tessier

PARIS (Reuters) - Gérard Collomb a lancé mardi la mise en place des “quartiers de reconquête républicaine” (QRR) au lendemain d’un réglement de comptes entre bandes qui a coûté la vie à un adolescent à Saint-Denis, près de Paris, et suscité l’émotion des élus locaux.

Le ministre de l’Intérieur, qui a annoncé dans une interview à l’Express son probable départ après les élections européennes pour reconquérir sa mairie de Lyon, s’est rendu pour l’occasion dans un autre quartier sensible, celui des Tarterêts à Corbeil-Essonnes (Essonne).

Les QRR découlent de la mise en place de la “police de sécurité du quotidien” (PSQ), nouvel avatar de la police de proximité instaurée par le Premier ministre socialiste Lionel Jospin en 1998 et supprimée par le président Nicolas Sarkozy.

La mort d’un adolescent de 16 ans, tué lundi soir dans une fusillade entre bandes rivales de deux quartiers de Saint-Denis, qui a aussi fait un blessé, est venue illustrer l’insécurité à laquelle QRR et PSQ entendent apporter remède.

Les 60 quartiers de reconquête républicaine dont le ministre de l’Intérieur a annoncé la création en février dernier cumulent délinquance, trafic de drogue, incivilités diverses, pauvreté, chômage, habitat dégradé, repli communautaire et radicalisation.

Les 30 premiers doivent être instaurés d’ici l’été 2019 et les 30 autres d’ici fin 2020.

Au total, 1.300 policiers supplémentaires doivent y être déployés, dont 300 d’ici la fin de l’année, notamment à Marseille, Toulouse, Bordeaux, Montpellier, Pau, Strasbourg, Lille, Lyon, Nouméa et dans la région parisienne.

Ces renforts permettront notamment de créer de nouvelles unités, d’étendre la présence horaire des policiers, de mieux connaître le “terrain” et d’intensifier la lutte contre les trafics, souligne le ministère de l’Intérieur.

Emmanuel Jarry, édité par Elizabeth Pineau

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