September 14, 2018 / 1:45 PM / in 5 days

LaRem aborde les européennes en "infirmière de notre démocratie"

PARIS (Reuters) - Le délégué général de La République en marche, Christophe Castaner, a placé vendredi sa formation, “infirmière de notre démocratie”, sur le chemin des élections européennes de mai 2019, qui reviendra selon lui à combattre les populismes.

Le délégué général de La République en marche, Christophe Castaner, a placé vendredi sa formation, "infirmière de notre démocratie", sur le chemin des élections européennes de mai 2019, qui reviendra selon lui à combattre les populismes. /Photo d'archives/REUTERS/Emmanuel Foudrot

Celui qui dirige depuis près d’un an le mouvement présidentiel a dit ne pas s’inquiéter des sondages qui donnent son camp au coude-à-coude avec le Rassemblement national de Marine Le Pen, y voyant la confirmation de la confrontation à venir entre populistes et progressistes sur tout le continent.

Dans une enquête Odoxa Dentsu-Consulting pour Le Figaro et franceinfo publiée jeudi, LaRem obtient 21,5% des intentions de vote et le Rassemblement national 21%.

En tant que premier parti de France, fort de plus de 400.000 adhérents revendiqués, LaRem “a une responsabilité immense à l’heure où la France et l’Europe s’interrogent sur leur avenir”, a dit Christophe Castaner.

Les questions d’une charte des valeurs et d’un calendrier en vue du scrutin seront abordées lors du prochain bureau exécutif du parti, le 24 septembre.

“NOUS SUSCITONS L’INTÉRÊT”

Christophe Castaner a jugé prématuré d’évoquer la tête de liste de LaRem, pour laquelle les spéculations vont bon train. Le nom de Daniel Cohn-Bendit est évoqué.

“Il y a plusieurs personnalités qui sont parfaitement à même de conduire la liste”, a-t-il dit, évoquant “des échanges nombreux” et précisant recevoir, pour la constitution de la liste, “quatre ou cinq candidatures par jour de gens d’horizons très différents, très compétents”.

Après L’Espagne, l’Italie, la Pologne et Bruxelles, le délégué général doit se rendre prochainement aux Pays-Bas et en Grèce dans le cadre d’une tournée destinée à préparer ces élections. Emmanuel Macron espère à cette occasion faire émerger un “groupe progressiste” au Parlement européen.

Une tâche ardue compte tenue de la montée des nationalismes en Europe, alors que l’exécutif connaît une rentrée difficile, sur fond de sondages en forte baisse pour Emmanuel Macron.

“Nous suscitons de l’intérêt sur notre démarche”, a assuré Christophe Castaner.

S’il réfute toute “stratégie d’alliance” avec d’autres partis européens, il a confirmé la mise en place de groupes de travail visant à établir une charte des “valeurs”, des “engagements” et des “actions concrètes” à engager en Europe.

Avant l’été, LaRem a mené une grande consultation citoyenne sur le thème de l’Europe, dont les résultats seront présentés à la fin du mois.

“Aujourd’hui, La République en marche, c’est l’infirmière de notre démocratie”, a dit Christophe Castaner, qui a salué le “bilan exceptionnel” des équipes LaRem sur le terrain pour maintenir le lien entre la politique et les citoyens.

Pour lutter contre la montée des nationalismes, Christophe Castaner a évoqué le défi des migrations, qui s’annonce comme un thème-clé de la campagne continentale.

“La tradition d’accueil qui caractérise les Français sera au rendez-vous”, a-t-il dit, rappelant l’accueil chahuté réservé à Marine Le Pen cette semaine dans un village du Var ayant accueilli des migrants.

“La France, c’est le pays de Marianne, ce n’est pas le pays de Marine”, a-t-il dit.

Elizabeth Pineau, édité par Jean-Baptiste Vey

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