September 13, 2018 / 7:28 PM / 12 days ago

Condamnation confirmée pour le "tireur de Libération"

PARIS (Reuters) - La cour d’appel de Paris a confirmé jeudi la condamnation à 25 ans de prison assortis d’une période de sûreté des deux tiers prononcée en première instance à l’encontre d’Abdelhakim Dekhar, auteur d’attaques au fusil à pompe contre BFM TV, Libération et la Société générale en novembre 2013.

La cour d'appel de Paris a confirmé jeudi la condamnation à 25 ans de prison assortis d'une période de sûreté des deux tiers prononcée en première instance à l'encontre d'Abdelhakim Dekhar, auteur d'attaques au fusil à pompe contre BFM TV, Libération et la Société générale en novembre 2013. /Photo d'archives/REUTERS/Morteza Nikoubazl

Il y a deux décennies, il avait été condamné à quatre ans de prison dans le procès des amants “tueurs de flics” Florence Rey et Audry Maupin, avec qui il fréquentait les milieux d’extrême- gauche et anarchistes mais dont il ne fut qu’un comparse.

Cette fois, il a notamment été jugé coupable de tentative d’assassinat sur le rédacteur en chef de BFM TV Philippe Antoine et sur le photographe César Sébastien, qu’il a grièvement blessé dans le hall du quotidien Libération en novembre 2013.

Il avait également fait feu le même jour contre les locaux de la Société générale à La Défense.

Cet homme aux lunettes rondes et au front dégarni, qui se présente comme un militant anti-système et aura 53 ans le 24 septembre a redit comme en première instance () avoir voulu mettre en scène sa propre mort par désespoir et n’avoir jamais voulu tuer personne, délaissant les explications idéologiques qu’il avait avancées pendant l’enquête.

Mais pas plus qu’en première instance la cour d’appel n’a suivi cette explication d’Abdelhakim Dekhar, décrit comme un “affabulateur” et un “menteur pathologique”.

Elle a même élargi l’incrimination de tentative d’assassinat à la personne de deux employées de la Société générale, ce dont ses avocats se disent troublés.

“Nous nous demandons si le but de cette extension n’est pas de justifier le caractère disproportionné de la peine prononcée en première instance, qui reste disproportionnée compte tenu de notre appréciation des faits”, a déclaré à Reuters l’un de ces trois avocats, Me Hugo Lévy.

“Nous allons examiner les conditions d’un pourvoi en cassation. Nous l’envisageons très sérieusement”, a ajouté Me Hugo Lévy, qui assure aussi vouloir “accompagner” avec ses deux confrères Abdelhakim Dekhar durant son parcours carcéral.

Emmanuel Jarry, édité par Elizabeth Pineau

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