September 8, 2018 / 3:00 PM / in 2 months

Les "juppéistes" à Bordeaux face à l'épineuse question des européennes

BORDEAUX (Reuters) - Alain Juppé et ses fidèles se réunissent ce week-end à Bordeaux pour faire le bilan de la présidence Macron mais surtout pour réfléchir à la meilleure option en vue des européennes de mai 2019, entre une candidature autonome et une alliance au centre ou avec Les Républicains (LR).

Alain Juppé et ses fidèles se réunissent ce week-end à Bordeaux pour faire le bilan de la présidence Macron mais surtout pour réfléchir à la meilleure option en vue des européennes de mai 2019. /Photo d'archives/REUTERS

Comme il l’avait fait pour la première fois l’an dernier, le maire de Bordeaux a invité dans sa ville une quarantaine de participants parmi lesquels Jean-Pierre Raffarin, Dominique Bussereau, Franck Riester et Valérie Pécresse, dans le cadre d’un rendez-vous baptisé les “Vendanges de Bordeaux”.

    Le scrutin européen, le premier depuis la vague pro-Macron aux législatives de 2017, est cette année au centre des discussions qui, selon l’ex-porte-parole d’Alain Juppé Maël de Calan, ne devraient pas donner lieu à une “synthèse”.

L’élection du 26 mai prochain pose une question existentielle aux proches d’Alain Juppé, qui ont suivi des chemins différents depuis 2017 - à l’extérieur de LR, leur parti d’origine désormais dirigé par Laurent Wauquiez, à l’intérieur ou dans un entre-deux.

    Selon le président du conseil départemental de Charente-Maritime, Dominique Bussereau, les débats sur les européennes ne sont pas guidés par “la petite tactique” mais par des enjeux plus lourds : “Quelle est notre vision de l’Europe et qu’est-ce qui lui correspond le mieux dans l’offre politique actuelle ?”

“PROPOSER UNE ALTERNATIVE”

    Alain Juppé a lui-même dit dans le passé qu’il partageait largement les propositions d’Emmanuel Macron sur l’avenir de l’Europe, contenues dans le discours de la Sorbonne prononcé en septembre 2017, et a fait allusion à un possible “grand mouvement central”.

    En avril dernier, le maire de Bordeaux a par ailleurs proposé aux fondateurs d’Agir, un parti fondé par des dissidents de LR, de travailler à un projet européen.

    Le député de Seine-et-Marne Franck Riester a déjà fait savoir que cette formation, dont il est cofondateur, présenterait des candidats aux européennes.

Il aura l’occasion de préciser sa pensée le 16 septembre, lors du congrès fondateur d’Agir à Montévrain (Seine-et-Marne), où Alain Juppé doit également prononcer un discours.

    L’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin est pour sa part favorable à une candidature autonome, contrairement à Valérie Pécresse et son mouvement Libres !, qui veulent faire entendre leur voix au sein de LR.

“Face à Emmanuel Macron, qui incarne une gauche pro-européenne, il doit y avoir une droite pro-européenne qui s’affirme”, a déclaré samedi la présidente de la région Île-de-France à son arrivée en Gironde.

“Je suis membre des Républicains, je le reste, mais je veux proposer une alternative populaire mais jamais populiste”, a-t-elle ajouté. “Et je resterai vigilante sur la composition de la liste et sur le programme des Républicains.”

    Les travaux doivent se poursuivre dimanche. Alain Juppé tiendra une conférence de presse à la mi-journée.

Edité par Simon Carraud

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