September 8, 2018 / 9:00 AM / in 17 days

Mélenchon n'est pas un "ennemi" aux yeux de Macron

PARIS (Reuters) - Emmanuel Macron a récusé l’idée selon laquelle Jean-Luc Mélenchon serait son “ennemi” en dépit des “confrontations politiques” entre les deux hommes, qui se sont brièvement rencontrés dans la nuit de vendredi à samedi en marge d’un bain de foule du chef de l’Etat à Marseille.

Emmanuel Macron a récusé l'idée selon laquelle Jean-Luc Mélenchon serait son "ennemi" en dépit des "confrontations politiques" entre les deux hommes. /Photo d'archives/REUTERS/Jean-Paul Pelissier

Le président et le chef de file de La France insoumise, qui s’opposent sur pratiquement tous les sujets, parfois avec des mots durs, ont eu un aparté apparemment impromptu, à l’écart des nombreux curieux présents sur le Vieux Port.

A un journaliste qui lui demandait si le Rassemblement national (ex-Front national) de Marine Le Pen représentait davantage un adversaire à ses yeux que Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron a répondu : “Je n’ai aucun doute.”

“On a des confrontation politiques, philosophiques, mais Mélenchon n’est pas mon ennemi”, a-t-il ajouté devant le principal concerné.

Sur un ton badin, le député des Bouches-du-Rhône a par ailleurs démenti avoir qualifié son rival politique de “xénophobe” avant de reconnaître “peut-être une légère exagération marseillaise”.

“Mélenchon ‘premier opposant à Emmanuel Macron’ ? Même Macron n’y croit pas”, a raillé sur Twitter Marine Le Pen, qui revendique pour elle-même ce titre d’opposante en chef.

“Il passait, moi je passais dans l’autre sens. Il s’est arrêté, j’ai trouvé ça courtois”, a relaté samedi l’élu des Bouches-du-Rhône, interrogé par BFM TV. “Je ne vais pas, à 00h30 dans un bar, m’engueuler avec le président de la République.”

“Il est à Marseille, il est dans ma circonscription, il y a une dimension de respect”, a-t-il ajouté.

La déambulation sur le Vieux Port et la rencontre entre les deux candidats à la présidentielle de 2017 se sont déroulées après des discussions entre Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel, à Marseille, qui ont porté essentiellement sur des sujets européens. [L5N1VT4VW]

Devant la presse, Jean-Luc Mélenchon avait auparavant critiqué les deux dirigeants qu’il a accusés d’agir en “contre humanistes” vis-à-vis de l’Afrique.

A l’approche des européennes de mai 2019, Emmanuel Macron s’efforce de fédérer de ce qu’il appelle les “progressistes” face à un camp “nationaliste”, incarné par le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, et le ministre de l’Intérieur italien, Matteo Salvini, allié de Marine Le Pen.

Simon Carraud avec Jean-François Rosnblet à Marseille, édité par Nicolas Delame

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