September 6, 2018 / 5:16 PM / 2 months ago

Reprise des auditions sur l'affaire Benalla au Sénat

PARIS (Reuters) - La commission des Lois du Sénat a annoncé jeudi qu’elle reprendrait mercredi prochain, avec deux collaborateurs du chef de l’Etat, ses auditions sur l’affaire Benalla, à l’origine cet été de la première crise d’ampleur du quinquennat d’Emmanuel Macron.

Alexandre Benalla, ex-chargé de mission de l'Elysée (gauche). La commission des Lois du Sénat a annoncé jeudi qu'elle reprendrait mercredi prochain, avec deux collaborateurs du chef de l'Etat, ses auditions sur l'affaire Benalla, à l'origine cet été de la première crise d'ampleur du quinquennat d'Emmanuel Macron. /Photo prise le 24 février 2018/REUTERS/Stéphane Mahé

Alexandre Benalla, ex-chargé de mission de l’Elysée, est accusé de violences sur des manifestants en marge du 1er-Mai à Paris, alors qu’il s’était mêlé aux policiers chargés du service d’ordre. La révélation de cette affaire lui a coûté son poste à la présidence de la République et une mise en examen.

La commission des Lois, présidée par le sénateur Les Républicains Philippe Bas, entendra mercredi le chef de cabinet d’Emmanuel Macron, François-Xavier Lauch, et le commandant militaire de l’Elysée, le général Eric Bio Farina.

Ce dernier a déjà été entendu par la commission en juillet. Il avait alors contredit le directeur de l’ordre public et de la circulation, Alain Gibelin, sur les conditions dans lesquelles Alexandre Benalla s’est trouvé mêlé aux opérations de maintien de l’ordre le 1er mai.

La commission entendra aussi ce même jour un responsable de l’ordre public à la préfecture de police de Paris, le commissaire Maxence Creusat.

Comme les précédentes, ces auditions seront retransmises en direct sur le site internet du Sénat, ouvertes au public et à la presse, précise la commission dans un communiqué.

“Ce qui nous intéresse, c’est de savoir comment a fonctionné l’État : est-ce qu’il y a des interférences entre des collaborateurs de l’Élysée et la police ?” a expliqué Philippe Bas jeudi sur LCI.

Il a également confirmé sa volonté d’entendre Alexandre Benalla : “S’il ne vient pas ou s’il nous ment, il est exposé à une peine d’amende lourde, voire de prison”, a dit le sénateur.

Interrogé à ce sujet jeudi lors de sa conférence de presse de rentrée, le ministre de l’Intérieur a refusé de se prononcer.

“M. Bas auditionne qui il veut, quand il veut. Il s’est donné six mois pour mener sa mission, il fait ce qu’il croit devoir faire”, a déclaré Gérard Collomb, qui avait auparavant dit à BFM TV et RMC avoir toujours cru qu’Alexandre Benalla était un policier parce qu’il en avait les “manières”.

Le syndicat de policiers Vigi.Mi (ex-CGT) réclame pour sa part l’audition par le juge d’instruction chargé de l’affaire du conseiller spécial du chef de l’Etat Ismaël Emélien, notamment parce qu’il aurait reçu des mains d’Alexandre Benalla le CD contenant l’enregistrement des faits du 1er mai.

“Dans la mesure où l’information judiciaire porte sur les faits de recel de détournement d’images issues d’un système de vidéo protection, il est indispensable à la manifestation de la vérité d’établir si M. Emélien a ou non participé à ces faits”, estime le syndicat, qui demande aussi l’audition par le juge de Gérard Collomb et du préfet de police de Paris, Michel Delpuech.

Emmanuel Jarry, édité par Elizabeth Pineau

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