September 5, 2018 / 2:44 PM / 3 months ago

Plusieurs élues LaRem face à Ferrand pour présider l'Assemblée

PARIS (Reuters) - Au moins trois députées La République en Marche disputent au chef de file du groupe majoritaire, Richard Ferrand, l’investiture du parti en vue de la désignation du nouveau président de l’Assemblée nationale, a-t-on appris mercredi de sources parlementaires.

Au moins trois députées La République en Marche disputent au chef de file du groupe majoritaire, Richard Ferrand (au centre), l'investiture du parti en vue de la désignation du nouveau président de l'Assemblée nationale. /Photo d'archives/REUTERS/Benoît Tessier

Barbara Pompili a confirmé mercredi ajouter son nom à la liste des prétendants où figuraient déjà l’élu breton Richard Ferrand, la présidente de la commission des Lois Yaël Braun-Pivet et la députée iséroise Cendra Motin.

“Si je suis élue je porterai la défense du rôle des députés, qu’ils soient des vrais législateurs qui puissent contrôler le travail du gouvernement”, a-t-elle professé sur BFM TV, tout en défendant “l’élément symbolique, de porter pour la première fois une femme à la présidence de l’Assemblée nationale”.

“Ce serait fort pour le combat pour l’égalité, pour les droits des femmes, pour montrer que des femmes accèdent à des hautes responsabilités et c’était un message qu’avait porté Emmanuel Macron pendant sa campagne”, a-t-elle noté.

Elue de la Somme issue des rangs écologistes comme l’ex-président François de Rugy, ancienne secrétaire d’Etat, Barbara Pompili est une figure respectée du Palais-Bourbon, où elle préside la commission du Développement durable et de l’Aménagement du territoire.

Les prétendants LaRem ont jusqu’à ce mercredi soir minuit pour présenter leur candidature en vue d’un scrutin interne à bulletins secrets lundi lors des journées parlementaires du parti présidentiel à Tours (Indre-et-Loire).

La nomination, mardi, de François de Rugy au poste de ministre de la Transition écologique a ouvert un jeu de chaises musicales au Palais-Bourbon qui se traduira mercredi prochain 12 septembre par l’élection d’un nouveau président de la chambre basse, quatrième personnage de l’Etat.

La multiplication des candidatures féminines traduit le désir exprimé par de nombreux députés de LaRem, et d’autres partis, de voir une femme présider l’Assemblée, ce qui serait une première en France.

“SYMBOLE”

Interrogé à ce sujet après le conseil des ministres, le chef du gouvernement, Edouard Philippe n’a pas pris position tout en évoquant “le symbole” ici en jeu.

“Si c’est un homme ce sera très bien, si c’est une femme ce sera très bien aussi”, a-t-il dit devant la presse. “Je ne fais pas pour ma part de différence même si je comprends très bien la portée du symbole que représenterait l’élection d’une femme à la présidence de l’Assemblée nationale”.

“Seule la compétence compte”, a estimé pour sa part le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux.

Proche d’Emmanuel Macron, Richard Ferrand fait pour l’heure figure de favori grâce aux liens tissés à la tête du groupe, où il a été désigné en juin dernier après un passage au gouvernement abrégé par des ennuis judiciaires.

Après une première procédure soldée par un classement sans suite dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne, une seconde est entre les mains d’un juge à Lille après une plainte avec constitution de partie civile, dans ce même dossier, de l’association Anticor qui lutte contre la corruption dans la vie publique.

Interrogé à ce sujet, Benjamin Griveaux a déclaré qu’il n’aimait pas “les chasses à l’homme” et rappelé la règle de l’exécutif selon laquelle une mise en examen est incompatible avec un poste au gouvernement. Aux parlementaires “de fixer leurs règles” en la matière, a-t-il ajouté.

Remarquée à la tête de la commission des Lois à la faveur de “l’affaire Benalla”, Yaël Braun-Pivet joue pour sa part la carte du renouvellement.

“Nouveaux visages, nouveaux usages, telle est la dynamique qui nous a portés jusqu’ici et qui doit continuer à nous animer”, a-t-elle écrit dans sa lettre de candidature.

La députée de l’Isère Cendra Motin, 43 ans, est également en lice. Membre de la commission des Finances, elle a été chargée d’une mission sur le prélèvement de l’impôt à la source.

Chaque groupe parlementaire peut présenter un candidat ou une candidate au “perchoir”.

La France insoumise propose Mathilde Panot, députée du Val-de-Marne âgée de 29 ans. “Il est temps d’élire une femme présidente de l’Assemblée nationale. Une femme parmi les quatre premiers personnages de l’Etat ! Il est temps”, a écrit sur Twitter le chef de file des Insoumis, Jean-Luc Mélenchon.

Le groupe Les Républicains, premier groupe d’opposition, hésite encore à présenter un candidat à une élection qu’il juge jouée d’avance. Les députés aborderont le sujet en réunion de groupe mardi prochain.

Avec Jean-Baptiste Vey et Julie Carriat, édité par Sophie Louet

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