September 3, 2018 / 4:45 PM / 21 days ago

France: Les écoles en langue basque occupées le jour de la rentrée

BORDEAUX (Reuters) - Des parents d’élèves ont occupé lundi, jour de rentrée scolaire, les 36 établissements en langue basque du Pays basque français pour protester contre le manque de postes d’enseignants alors que le nombre d’élèves a augmenté.

Des parents d'élèves ont occupé lundi, jour de rentrée scolaire, les 36 établissements en langue basque du Pays basque français pour protester contre le manque de postes d'enseignants alors que le nombre d'élèves a augmenté. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

Liés par une convention à l’Education nationale, les 31 écoles primaires, quatre collèges et un lycée répartis sur l’ensemble du Pays Basque français, notamment à Bayonne, Ciboure et Itxassou, sont concernés.

“On a une augmentation des effectifs de 230 élèves sur un total de plus de 3.900 pour plus de 200 enseignants. On a fait une demande de 25 postes supplémentaires, l’Education nationale nous en a attribué 5,5, et nous en avons mis en place 14,5 de plus”, explique à Reuters Hur Gorostiaga, directeur de Seaska, la fédération des “ikastola”, écoles en langue basque (euskara).

Seaska demande que soient attribués les cinq postes manquants et que l’Education nationale “prenne ses responsabilités” en finançant les 14,5 postes créés.

“On en a budgétisé dix, on en a 4,5 qui sont hors budget. On est parti dans un vrai conflit au moins pour le financement de ces 4,5 postes”, souligne Hur Gorostiaga.

Une convention triennale renouvelable liant Seaska, l’Office public de la langue basque et l’Education nationale, a pris fin en juin dernier. Une nouvelle convention doit être négociée pour les trois prochaines années.

Le recteur de l’Académie de Bordeaux, Olivier Dugrip, est attendu mardi soir à Bayonne pour évoquer le sujet.

Les parents d’élèves et les enseignants comptent sur cette réunion pour que leurs revendications soient entendues même si Hur Gorostiaga avoue qu’il n’en “espère pas beaucoup car l’ancienne convention n’a pas été respectée. Il faudra qu’on demande des garanties pour que l’Etat respecte ses engagements”.

La convention triennale ne fait pas état du nombre d’enseignants qui doit être chaque année renégocié mais le dirigeant de Seaska rappelle qu’il est écrit “noir sur blanc” dans le contrat d’association “que l’Etat doit pourvoir les ikastola en nombre d’enseignants nécessaires”. 

“Nous, on en voulait 25, l’Office public de la langue basque qui fait l’intermédiaire en a demandé 15 au minimum. On en est donc très loin. La raison qui nous est opposée, c’est qu’au niveau hexagonal il y a une stagnation du nombre d’élèves alors que nous on est en plein développement”, ajoute-t-il.

Vendredi dernier, 300 enseignants et salariés des ikastola se sont rassemblés devant l’inspection académique à Pau pour dénoncer le “traitement méprisant” de l’Education nationale. Une délégation avait été reçue, mais sans résultat.

Une réunion est prévue prochainement entre le rectorat, l’Office public de la langue basque et Seaska pour jeter les bases de la future convention.

Claude Canellas, édité par Sophie Louet

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