August 30, 2018 / 9:02 AM / 3 months ago

Macron se défend de "copinage" en faveur de Besson à Los Angeles

PARIS/HELSINKI (Reuters) - Emmanuel Macron s’est défendu jeudi de tout “copinage” qui expliquerait la nomination de l’écrivain Philippe Besson au consulat de France à Los Angeles, un choix selon lui conforme à une “tradition” française d’écrivains diplomates.

Emmanuel Macron s'est défendu jeudi de tout "copinage" qui expliquerait la nomination de l'écrivain Philippe Besson au consulat de France à Los Angeles, un choix selon lui conforme à une "tradition" française d'écrivains diplomates. /Photo prise le 30 août 2018/REUTERS/Lehtikuva/Antti Aimo-Koivisto

Philippe Besson, auteur d’une vingtaine de livres dont un récit laudateur de la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron (“Un personnage de roman”), doit être officiellement nommé dans les prochains jours, selon Le Monde, qui a révélé l’information.

“Il n’y a chez moi aucun copinage pour service rendu”, a déclaré le chef de l’Etat, en déplacement en Finlande, tout en appelant à revenir “à la raison”.

“Je souhaite et je continuerai à ouvrir l’ensemble des postes de responsabilité de l’administration, en particulier de la haute fonction publique, à des gens de talent et de mérite venant d’autres horizons et encore davantage qu’on ne l’a fait jusqu’à lors”, a-t-il justifié.

La promotion de Philippe Besson s’inscrit dans une “tradition”, a-t-il dit, reprenant là un argument déjà invoqué par plusieurs figures de la majorité.

Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, et le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, ont chacun cité jeudi matin les exemples de Jean-Christophe Ruffin, qui fut ambassadeur au Sénégal sous Nicolas Sarkozy, et de Daniel Rondeau, passé par Malte et l’Unesco.

L’intronisation de Philippe Besson n’en reste pas moins “un peu troublante” au goût du député socialiste Boris Vallaud, qui s’est exprimé jeudi sur BFM TV.

Elle est permise par un décret du 3 août dernier, qui ouvre une série de postes de consul, dont celui très convoité de Los Angeles, à des personnalités non diplomates de métier.

“Je me réjouis qu’on sorte un peu uniquement des profils qui ont fait le quai d’Orsay et l’ENA dans nos ambassades et qu’on ait des profils différents venus de la société civile, du monde de la culture, du monde des arts, du monde de l’entreprise”, a estimé Benjamin Griveaux sur France 2.

L’antenne de Los Angeles a vu passer notamment l’écrivain et diplomate Romain Gary à la fin des années 1950 et David Martinon, ex-porte-parole de Nicolas Sarkozy, de 2008 à 2012.

Simon Carraud avec Marine Pennetier et Yann Le Guernigou, édité par Elizabeth Pineau

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